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Chronique des matières premières

Le commerce du cheveu en Chine

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En 2016, la Chine a exporté des cheveux naturels pour une valeur de un milliard d’euros.
En 2016, la Chine a exporté des cheveux naturels pour une valeur de un milliard d’euros. ©Imeh Akpanudosen / Getty Images

Victoria Beckham, Angelina Jolie, Céline Dion…ces célébrités ont montré l’exemple : pour arborer une véritable crinière de lionne, il suffit d’étoffer sa propre chevelure grâce à des « extensions », comprenez des cheveux coupés sur les têtes d’autres femmes. Une mode qui a fait décoller le marché mondial du cheveu.

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Des touffes blondes, châtains et noires brillantes, assemblées en chignons et accrochées au mur ou entassées dans des caisses au sol : nous voilà dans l’empire du cheveu 100% humain de Madame Zhao.

 « La qualité du cheveu chinois est bonne, il est résistant et de longue durée. Ce sont les filles des campagnes qui vendent leurs cheveux. Ensuite, ils sont désinfectés à température ultra-haute. La Chine est le principal marché. Même si sur l’emballage est marqué ‘d’origine brésilienne’, il s’agit en fait de cheveux chinois

En 2016, la Chine a exporté des cheveux naturels pour une valeur d’un milliard d’euros. 40% de ces extensions, perruques et autres postiches finissent sur les têtes de clientes américaines, 30% partent en Afrique. Son prix au kilo : 170€ en moyenne.

Dans une boutique, des employés repassent des postiches. Une commerçante nous tend une épaisse mèche noire : « touchez, c’est tout doux », assure la jeune patronne qui se réjouit de son chiffre d'affaire de 130 000 € par mois. Son seul souci : les cheveux se font rares !

 « La demande dépasse de loin l’offre. Cela devient dur de trouver des cheveux humains, les filles chinoises ne portent plus de nattes, ce qui rend la matière première chère. Voyez, cette postiche de 40 centimètres, je la vends à 70€. »

Le Vietnam, la Birmanie ou l’Indonésie, autant de pays qui fournissent des mèches brutes aux usines chinoises où les ouvriers les démêlent, lavent, teintent et confectionnent. Au total, 4 millions de personnes travailleraient dans le filon du cheveu chinois. La Chine a même évincé son rival l’Inde et contrôle désormais 90% de ce marché en pleine croissance.

 

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