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Afrique économie

L’offensive des entreprises françaises en Gambie

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Vue de Banjul, capitale de la Gambie. Une terre d'opportunité ?
Vue de Banjul, capitale de la Gambie. Une terre d'opportunité ? Getty Images/Ariadne Van Zandbergen

La Gambie, nouvelle terre d’opportunités économiques? Les investisseurs français sont en tout cas allés faire des prospections. Une délégation d’entrepreneurs basés à Dakar s’est rendue à Banjul les 15 et 16 mai 2017. Ce voyage a été planifié lors de la visite en France du nouveau président gambien Adama Barrow en mars dernier. Il avait alors rencontré l’ex-président François Hollande ainsi que le Medef. Dirigée d’une main de fer par Yahya Jammeh jusqu’aux élections de décembre dernier, la Gambie était parmi les pays les moins attractifs en termes d’investissement sur le continent, selon le cabinet de recherche Quantum Global Research Lab. Le nouveau président gambien est issu du milieu des opérateurs économiques, de quoi attirer les investisseurs français.

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Eiffage, Air France, Total… Les entreprises françaises installées au Sénégal lorgnent désormais vers la capitale voisine, Banjul. Le vent de la Nouvelle Gambie pourrait amener de nouveaux investisseurs, selon Bruno Paret, président des conseillers du commerce extérieur de la France au Sénégal. « Certains d’entre nous sont intéressés pour installer une petite filiale. Même si la Gambie est une petite économie, la proximité des deux pays fait que ce rapprochement et cette ouverture sont à prendre. D’ailleurs nous notons que depuis le président de la République, en passant par les différents ministères, les portes nous sont très grandes ouvertes. »

Également parmi la délégation, Christophe Bigot. L’ambassadeur de France auprès du Sénégal et de la Gambie se réjouit de cette ouverture économique, après des années de repli sur soi. « C’était une terre où les conditions politiques et économiques n’étaient pas favorables. La gouvernance était mauvaise et un des éléments très importants de cette révolution gambienne, c’est cette intégration dans l’espace régional. Au lieu de s’isoler, la Gambie veut s’ouvrir, veut avoir une relation normale avec son grand voisin, le Sénégal, comme avec tous les pays de la Cédéao. Cela crée aussi des opportunités très fortes. »
 
Appel aux investisseurs étrangers à travailler avec des partenaires locaux

Certaines entreprises françaises déjà implantées espèrent pouvoir bientôt grandir.
Halifa Nyang est le responsable à Banjul de l’entreprise Bolloré, installée en Gambie depuis plus de 20 ans. « On est intéressé dans le secteur de la logistique et aussi on aimerait travailler avec l’aéroport. On voudrait se développer, on voudrait obtenir une concession avec le port, car ils ont besoin d’un opérateur international pour gagner en efficacité et en productivité. »

Du côté gambien, on espère que cet intérêt soudain profitera au pays. Muhammad Jagana est président de la Chambre de commerce et de l’industrie. « C’est vrai, il y a toujours un risque et une peur lorsqu’il s’agit d’investisseurs étrangers. Pour moi, il n’y a pas de problèmes avec l’arrivée de ces investisseurs, mais le gouvernement doit mettre en place une politique pour que ces investisseurs étrangers travaillent effectivement avec les partenaires locaux. Pour que l’on puisse créer plus d’emplois, développer nos capacités locales, créer de la richesse. Pour que les opportunités soient partagées entre tous les participants. Mais c’est un bon signe et une période très intéressante. »

Et la France n’est pas la seule à convoiter le marché gambien, puisque des représentants chinois et norvégiens sont déjà venus visiter le pays.

 

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