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Bonjour l'Europe

Lueur d'espoir pour l'Université d'Europe centrale à Budapest

Audio 03:11
Le Premier ministre Viktor Orban avait fait voter une loi pour forcer l’établissement à quitter la Hongrie.
Le Premier ministre Viktor Orban avait fait voter une loi pour forcer l’établissement à quitter la Hongrie. Reuters

Peut-être un espoir de sortie de crise pour l’Université d’Europe centrale, menacée d’être chassée de Hongrie. En avril dernier, Le Premier ministre nationaliste Viktor Orban faisait voter une loi inapplicable et qui forcerait l’établissement à quitter la Hongrie. Cette prestigieuse université anglophone, libérale et progressiste, est devenue la bête noire de Viktor Orban qui y voit une pépinière de futurs opposants.

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La loi a entraîné une vague d’importantes manifestations en Hongrie. A l’étranger, la Commission et le Parlement européens ont menacé Viktor Orban de sanctions et lui ont demandé de laisser l’université fonctionner. Le gouvernement hongrois campait sur ses positions mais on a appris mardi que des négociations avaient débuté avec les autorités américaines.

Oui, le recteur de l’Université d’Europe centrale, Michael Ignatieff, l’a annoncé mardi. Un représentant du gouvernement hongrois, le sous-secrétaire d’Etat chargé des relations avec les Etats-Unis, aurait téléphoné à Andrew Cuomo, le gouverneur de l’Etat de New York. Et les deux hommes auraient convenu de se rencontrer dans quelques semaines aux Etats-Unis, pour discuter de l’Université d’Europe centrale.

Pourquoi le gouvernement hongrois négocie-t-il avec les autorités américaines ? et non directement avec l’Université d’Europe centrale ?

Depuis le début de la crise, Le gouvernement de Viktor Orban refuse de parler directement à l’université, qu’on appelle ici CEU ; Alors, la Commission et le Parlement européens répètent au gouvernement hongrois depuis des semaines : parlez aux Américains, négociez avec eux un nouvel accord s’il le faut, mais laissez vivre cette université.

Logo de l'Université d’Europe centrale basée à Badupest en Hongrie.
Logo de l'Université d’Europe centrale basée à Badupest en Hongrie. Babylonien86/wikimedia.org

Pourquoi les Américains ? Parce que CEU, qui délivre un double diplôme en hongrois et en anglais, a besoin pour ce faire d’être accréditée en Hongrie et en Amérique. Aux Etats-Unis, ce n’est pas le ministère fédéral qui accrédite les universités, mais chaque Etat. En l’espère, c’est le gouverneur de l’Etat New York qui a donc la tutelle de CEU.

Le gouvernement a-t-il confirmé cette nouvelle, et est-ce un signe que Viktor Orban lâche du lest et est prêt à faire machine arrière ?

Oui, le ministère hongrois des Affaires étrangères a confirmé l’ouverture de négociations. Ça a été salué comme un signe positif par le recteur de l’Université d’Europe centrale. Je suis optimiste, la prochaine rentrée se fera sans problème et on va peut-être trouver une solution à long terme. C’est ce qu’il a déclaré mardi.

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