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A Rome, le chantier du métro révèle la «petite Pompéi»

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Le chantier du métro de Rome est rendu ardu par l'abondance des trésors archéologiques révélés par les travaux.
Le chantier du métro de Rome est rendu ardu par l'abondance des trésors archéologiques révélés par les travaux. AFP/Tiziana Fabi

En creusant à 14 mètres de profondeur dans le cadre des travaux pour la réalisation d’une troisième ligne de métro, des ouvriers sont tombés sur une maison pompeusement qualifiée par les médias italiens de «—petit Pompéi—». La stupéfaction est au rendez-vous pour les archéologues qui découvrent certains vestiges datant de l’époque de Trajan et aussi bien conservés que ceux de Pompéi.

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Ces trésors trouvés parmi les restes d’une maison incendiée, au IIIe siècle après Jésus-Christ, sont inestimables. Il y a des fresques intactes, des mosaïques splendides, des ustensiles. Et surtout des fragments de plafond, plancher, tables et tabourets en bois. Ce sont les premières pièces en bois, datant de l’époque de Trajan, découvertes à Rome et elles sont aussi bien conservées que celles retrouvées à Pompéi et Herculanum.

L’explication des experts est simple : c’est l’effet de la carbonisation. Les fouilles ont aussi permis de découvrir, sur le pas de porte, le squelette en très bon état d’un chien qui n’a pas eu le temps de fuir l’incendie.

Un établissement thermal

Selon l’hypothèse de l’architecte Francesco Prosperetti, surintendant des Biens culturels de Rome, ce pourrait être une partie d’un établissement thermal de l’antique caserne militaire. Les archéologues ont trouvé dans les murs intérieurs, des tubulures de pierre cuite. Or, ces canalisations étaient utilisées pour mieux faire circuler l’air chaud. De plus, la zone en question, celle du Celio, était jadis dédiée aux établissements thermaux. En témoignent les proches et célèbres Thermes de Caracalla.

Un chantier qui n’en finit pas

Les premiers travaux pour le nouveau métro remontent à 2007 et le chantier devrait être achevé en 2023, selon les dernières prévisions. Les autorités assurent que le but est de prendre le moins de retard possible et de limiter les coûts, déjà exorbitants pour 22 stations réalisées sur les 30 prévues. Mais ils défendent aussi la mise en valeur des vestiges retrouvés qui transformeront certaines stations en musée. Un peu à la manière de celle du Louvre à Paris. Faisant ainsi de cette ligne qui traversera le centre de la Ville Éternelle, un pôle d’attraction unique, pour tous les voyageurs.

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