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Revue de presse Afrique

A la Une: BNP Paribas la banque du sang

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Une plainte a été déposée ce jeudi en France par trois associations contre la BNP Paribas pour « complicité de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ».
Une plainte a été déposée ce jeudi en France par trois associations contre la BNP Paribas pour « complicité de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ». REUTERS/Charles Platiau/Files

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Une plainte a été déposée ce jeudi en France par trois associations contre la BNP Paribas pour « complicité de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ».

Selon les trois associations plaignantes, « la BNP, devenue depuis BNP Paribas, aurait autorisé en juin 1994 deux transferts de fonds […] pour plus de […] 1,14 million d’euros », résume Koaci. Ce site ivoirien d’informations en ligne souligne que l’argent aurait permis de « financer l’achat de 80 tonnes d’armes, ayant servi au massacre pendant le génocide ».

« Cette nouvelle affaire ne va pas arranger les relations entre Paris et Kigali qui oscillent entre le froid et le glacial, estime de son côté L’Observateur Paalga, Paul Kagamé exigeant que la France reconnaisse son rôle trouble pendant ces mois de braise et de formuler des excuses expresses. Ce que jusqu’à présent Paris s’est toujours refusée à faire », complète ce quotidien ouagalais, qui traite ce matin la BNP Paribas de « banque armée des génocidaires ».

RDC : anniversaire no-comment

Un anniversaire aujourd’hui, celui de la RDC, qui fête ses 57 ans d’indépendance. Sans discours de son président. « C’est le sujet qui alimente les conversations (en RDC), souligne CAS Info. […] Pourdes raisons de santé, le chef de l’État ne peut pas adresser son message traditionnel à la nation ». Ce site du Centre d’Analyse et de Stratégies de Kinshasa y voit le « symbole d’un pays qui doute. Qui s’interroge. Encore. Et encore. 57 ans après ».

ONUCI : pour solde de tous comptes

Fin de mission ce soir en Côte d’Ivoire pour l’ONUCI, la force locale de maintien de la paix. « Vendredi, c’est fini ! », lance L’Infodrome. « Ce jour va consacrer, de fait, la clôture définitive de cette mission de pacification de la Côte d’Ivoire, établie, le 4 avril 2004, par la Résolution 1528 du Conseil sécurité des Nations unies », souligne ce site Internet des quotidiens L’Inter et Soir Info.

« ONUCI, c’est fini ! », reprend en écho comme en manchette Le Nouveau Réveil. Après treize années de présence, les Casques bleus s’en vont, mais ce quotidien met en exergue les propos de la chef de la mission locale des Nations Unies, Aïchatou Mindaoudou, selon laquelle « tout n’est pas réglé en Côte d’Ivoire », prévient tout de même ce quotidien proche du PDCI.

Hambak : la teuf-attitude

Côte d’Ivoire encore, avec un tandem à l’honneur dans la presse française datée d’aujourd’hui, celui formé par le ministre ivoirien de l’Intérieur et une star du coupé décalé. Les deux photos sont côte à côte dans le journal Le Monde. Chaussures reluisantes, gilet, cravate, celle d’Hamed Bakayoko   « Hambak », comme disent les Ivoiriens   côtoie en effet celle de DJ Arafat, star de la nuit abidjanaise – et pas que… – assis, lui, sur le capot de sa Porsche Panamera « toutes options », immatriculée « Cesar », pour illustrer un portrait croisé de ces deux amis, « le ministre et l’ambianceur », formule ce journal. C’est « le duo le plus baroque, le plus magnétique et le plus puissant de Côte d’Ivoire », souligne Le Monde.

Dans ce portrait-croisé des deux inséparables amis, le quotidien du soir dépeint le ministre ivoirien de l’Intérieur (propriétaire d’un « cabaret privatif » que Le Monde n’a pas pu visiter), comme « l’homme des rumbas congolaises, du coupé décalé, d’une musique vouée à la comédie et à la sensualité », et trouve tout de même que « Hambak » forme avec DJ Arafat un « duo paradoxal », un « attelage équivoque » qui « raconte en creux la transformation du pays ». Un tandem reposant sur « le désir irrépressible d’une renaissance nationale, l’argent qui tombe sur une fraction de la population, les fêtes mythiques dAbidjan et l’aspiration à une stabilité démocratique ». Alors coupé, je ne sais pas, mais décalé, oui, ce portait brossé par Le Monde, l’est assurément.

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