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Chronique des médias

La folie des séries dans le monde

Audio 02:36
Affiche du festival Séries Séries.
Affiche du festival Séries Séries. facebook.com/SerieSeries

A l’occasion du festival Séries Séries, qui s’est tenu du 28 au 30 juin à Fontainebleau, retour sur le succès des séries dans le monde où les productions locales sont devenues majoritaires.

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Il y avait Séries Séries à Fontainebleau, Séries Mania à Paris, il y aura l’an prochain le festival international des séries de Lille, soutenu par l’Etat et celui de Cannes, appuyé par Canal +. Sans oublier dès 2018 un festival Séries Séries à Ouagadougou, au Burkina Faso, pays du Festival panafricain du cinéma. Cette festivalmania dans les séries montre bien à quel point la série est devenue un enjeu majeur de la télé. Et connaît un nouvel essor avec les plateformes internet du type Netflix, la vidéo à la demande ou la télé de rattrapage.

Selon Eurodata TV Worldwide, c’est même le genre favori de l’audiovisuel mondial : on le retrouve sur 43 % des écrans soit deux points de mieux que l’an dernier, loin devant le divertissement, le cinéma ou le documentaire. Si l’on regarde les fictions présentes sur les écrans, dans plus de huit cas sur dix ce sont des séries.

Au festival de Fontainebleau, le 28 juin, Eurodata TV observe que le drame et avec lui l’enquête policière qui touche près d’une série sur deux reste le genre roi. La comédie, que l’on a vu dans « Fais pas ci fais pas ça » sur France 2, par exemple, ne concerne que 16 % des séries. Ensuite, partout, on constate que les créations locales sont en forte hausse.

Sur 78 pays étudiés, l’étude relève que 70 % des séries les plus populaires sont des productions locales. En France, une série sur deux est française et c’est 7 points de mieux en trois ans. On le voit avec des livraisons à succès comme Profilage sur TF1, Plus Belle la vie sur France 3 ou la création originale de Canal + avec par exemple Le Bureau des légendes, les séries françaises n’ont plus rien d’artisanal. Elles sont entrées dans des processus de création quasi industriels avec parfois des shows runners, c’est-à-dire des auteurs ou réalisateurs capables d’animer plusieurs scénaristes sur une même série. C’est important quand la production est quotidienne comme avec Demain nous appartient, le nouveau feuilleton de TF1 qui démarre le 17 juillet ou le futur feuilleton de France 2, en janvier prochain.

Les productions locales à destination de l’Afrique francophone doivent aussi être encouragées. Pour l’heure, selon le réalisateur-producteur Issaka Sawadogo qui importe Séries Séries à Ouagadougou, c’est encore loin d’être le cas. Canal + « paie mal, investi très mal dans les séries en Afrique alors qu’elle y ramasse beaucoup d’argent », estime-t-il. Pourtant, l’étude d’Eurodata montre que les séries importées dans le monde viennent d’abord de Turquie, de Russie ou d’Inde. Bref, que la série est bien le lieu de création d’un autre monde.

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