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Revue de presse française

A la Une: Mossoul libérée

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AFP

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« Mossoul libéré, la guerre contre Daech continue », titre Le Figaro avec cette photo de combattants irakiens qui brandissent leurs armes en faisant le V de la victoire.

« Mossoul libérée, mais à quel prix ! Neuf mois de combats dantesques. (…) Mossoul tombée, le symbole est puissant », mais, pointe Le Figaro, « le danger pour nous serait de nous reposer sur cette victoire. (…) L’État islamique ne disparaîtra pas sous les décombres mossouliotes. Le “califat géographique” mord la poussière mais le “califat idéologique” va survivre. La menace islamiste, sous une forme ou sous une autre, se perpétuera. »

En effet, pointe Le Journal de la Haute-Marne, « si l’on peut se réjouir de la défaite d’un pseudo-califat, faux-nez d’une véritable organisation criminelle, il est difficile de chanter victoire. Daech tient encore Raqqa. Son éradication prendra encore du temps. La libération de Mossoul n’est pas une fin en soi. Outre l’aspect purement matériel de la reconstruction, s’ouvre le vaste domaine des incertitudes politiques. »

« Croire que la guerre contre le terrorisme islamiste est gagnée serait une grossière erreur, insiste L’Alsace. Mossoul est, certes, libérée du joug de Daech. Cela n’empêchera probablement pas, localement, quelques secousses sporadiques. Cela implique surtout de s’assurer que les armes qui ont permis à Daech de s’étendre en Irak et en Syrie ne tombent pas, demain, dans des mains tout aussi dangereuses. »

En tout cas, relève La Charente Libre, « comme dans les autres villes martyres du front irako-syrien, la reconstruction sera longue, périlleuse et devra passer par des réconciliations semblant aujourd’hui encore hors d’atteinte. (…) »

Gérer l’« après »

En effet, interrogé par Libération, Hosham Dawod, chercheur au CNRS et spécialiste de l’Irak, explique que « l’après-État islamique ne sera pas forcément plus simple. Aujourd’hui, Mossoul est libérée, c’est vrai, mais la ville est meurtrie, et elle est gérée, relève Hosham Dawod, par diverses forces, quelquefois en concurrence. Il y a des corps de l’armée irakienne qui ne sont pas toujours bien coordonnés entre eux. La force sunnite sur place essaye parfois de jouer solo, parfois de se rapprocher du gouvernement irakien, ou encore de l’armée turque, ou bien ils n’obéissent qu’aux Américains. Quant au gouvernorat, il est largement discrédité auprès de la population de Mossoul, dont plus de 60 % se trouve à l’extérieur de la ville. (…) Le Premier ministre irakien, Haïdar al-Abadi, pourrait réussir à concilier les différentes parties impliquées au niveau national, estime encore Hosham Dawod. Il cherche encore une formule magique à l’irakienne, ce ne sera pas facile, et très certainement pas pour demain. »

La loi Travail contestée dans la rue ?

Dans les journaux également ce matin, la loi travail 2… « La bataille commence », s’exclame Libération. « Tandis que la concertation avec les partenaires sociaux continue, le projet de loi d’habilitation visant à réformer le Code du travail arrive dès ce lundi à l’Assemblée nationale, pour un débat qui s’annonce tendu et expéditif. »

Commentaire du journal : « l’évolution en profondeur de notre code du travail aurait mérité beaucoup mieux que cette course contre la montre, qui n’a pour seule fonction que de tuer dans l’œuf tout débat contradictoire. »

« La question qui se pose, pointe La Voix du Nord, est de savoir quel degré de résistance les Français opposeront à la première grande réforme du quinquennat. Emmanuel Macron et Édouard Philippe voulant aller plus loin que la loi El Khomri, on peut craindre que la contestation dans la rue franchisse elle aussi un nouveau palier. »

En tout cas, conclut La Nouvelle République du Centre-Ouest, « le combat social, s’il doit avoir lieu dans la rue, prendra peut-être plus forme à la rentrée, une fois que le contenu précis de la réforme sera connu… et les vacances passées… »

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