Géopolitique, le débat

Le paradoxe rwandais

Audio 49:30
Paul Kagame après avoir voté à Kigali, le 4 août 2017.
Paul Kagame après avoir voté à Kigali, le 4 août 2017. © Marco Longari / AFP

C’est un petit pays d’Afrique de l’Est qui a connu l’un des pires génocides de l’histoire: d’avril à juillet 1994, 800 000 Rwandais, Tutsis pour la plupart, étaient massacrés par les Hutus, ethnie majoritaire au pouvoir.23 ans après, le Rwanda s’est relevé, métamorphosé, avec des indicateurs qui ont de quoi faire pâlir d’envie ses voisins africains, en matière de santé, d’éducation, d’environnement, ou encore de lutte contre la corruption. Une marche forcée vers le développement et l’économie 2.0, sous la houlette d’un homme fort, totalement imperméable aux critiques: Paul Kagame.A 59 ans, le président rwandais est aux commandes depuis 17 ans, et vient d’être réélu le 4 août 2017 pour un 3ème mandat de 7 ans, avec plus de 98 % des voix. Car la médaille a son revers: il ne fait pas bon être opposant au pays des 1 000 collines, certains l’ont payé de leur vie et les militants des droits de l’homme dénoncent un climat de peur.Alors comment expliquer le paradoxe rwandais ? Entre réussite économique et restriction des libertés, le pays peut-il servir de modèle, de locomotive au continent? Au-delà du Rwanda, quelles sont les ambitions de Paul Kagame pour l’Afrique?

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Pour en débattre, 3 invités:

- Madeleine Mukamabano, ancienne journaliste à RFI.

- Roland Portella, président de la CADE, la Coordination pour l’Afrique demain et spécialiste en développement d’entreprise.

- Florent Geel, responsable du Bureau Afrique à la FIDH, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme.

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