Revue de presse Afrique

A la Une: le sommet Europe-Afrique sur l’immigration

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Emmanuel Macron et Edouard Philippe s'apprêtent à recevoir le sommet de l'immigration à Paris.
Emmanuel Macron et Edouard Philippe s'apprêtent à recevoir le sommet de l'immigration à Paris. REUTERS/Julien de Rosa

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Réunion ce lundi à Paris des principaux acteurs de la gestion migratoire. Autour d’Emmanuel Macron, la Chancelière allemande Angela Merkel, les chefs de gouvernements italien, Paulo Gentiloni et espagnol, Mariano Rajoy, la patronne de la diplomatie européenne, Federica Mogherini ainsi que les chefs d’Etat du Tchad, Idriss Deby, et Nigérien, Mahamadou Issoufou, et le chef du gouvernement d’entente libyen, Fayez Al Sarraj.

« Concrètement, pointe Aujourd’hui à Ouaga, il s’agira d’examiner le moyen d’une gestion migratoire qui profite tant à l’Europe qu’à l’Afrique, tout en évitant des pertes en vies humaines, de rayer les images déshonorantes de ces boat-people (...) et d’épargner à l’Europe des soucis qu’elle a de plus en plus de mal à résoudre. »

Parmi les mesures envisagées, les « hot-spots » s’exclame Aujourd’hui. En effet, « les dossiers seront examinés avec des binocles africains, les fameux hot-spots dont les QG seront au Niger, au Tchad et en Libye. Concrètement, précise le journal, le sommet de Paris de ce jour aura à voir dans les détails comment ouvrir les frontières de l’Europe aux migrants que l’Europe aura estimés aptes à être accueillis, selon des critères qui seront bien arrêtés avec les Africains. En lieu et place de la détestable et éculée expression de “l’immigration choisie”, on parlera désormais de “migration de proximité”, car ces hot-spots situés en terre africaine ne pourront pas faire dans la discrimination. L’idée qui avait déjà fait “tilt” dans l’esprit du candidat Macron n’est pas mauvaise en soi, estime encore le quotidien burkinabé, car si des procédures pour que des aspirants à cette Europe de Cocagne où couleraient le lait et le miel, si des procédures donc peuvent être codifiées et le tamis des dossiers fait en Afrique, cela éviterait beaucoup de traumatismes et de pertes en vies humaines. »

Montagne d’ordures

L’hebdomadaire guinéen Le Populaire revient ce lundi sur le glissement de terrain qui s’est produit la semaine dernière dans la banlieue de Conakry… Une véritable montagne de déchet qui s’est écroulée sur les habitations avoisinantes. Bilan : 9 morts et plusieurs blessés. L’hebdomadaire guinéen pointe du doigt les autorités du pays : « c’est la résultante de l’insouciance publique et de l’irresponsabilité des gouvernants, s’exclame Le Populaire, qui hument l’odeur nauséabonde des quartiers populaires à chaque fois qu’ils descendent de leurs bolides de luxe. Maintenant, après cette catastrophe qu’ils auraient dû faire éviter à une population emprisonnée dans le providentiel refuge religieux fataliste, ils viennent verser des larmes de crocodile alors que des dossiers d’autorisation d’exercice déposés depuis des lustres par des sociétés de recyclage et de traitement de déchets urbains dorment dans leurs bureaux. En somme, conclut l’hebdomadaire guinéen, l’éboulement de cette montagne d’ordures remet au goût du jour la sempiternelle question de l’assainissement urbain dans ce pays où le fatalisme domine encore les esprits alors que la double responsabilité de l’Etat dans ce fâcheux précédent crève les yeux. »

A quand le TER à Dakar ?

Et puis à lire aussi, cette fois dans Le Monde Afrique, cette enquête sur la construction, en cours, du TER à Dakar, le train express régional…

« L’objectif ? Désengorger la capitale, relève Le Monde Afrique. Avec 3 millions d’habitants confinés sur la presqu’île du Cap-Vert et d’intenses échanges entre le centre-ville et la banlieue, la capitale sénégalaise est, comme beaucoup d’autres villes majeures en Afrique, sous la double pression de l’exode rural et de la croissance économique. »

En principe, selon les dires du président Macky Sall, une première ligne devrait être inaugurée en janvier 2019. « La promesse fait sourire, pointe Le Monde Afrique, quand on connaît les délais de réalisation des autres projets phares du Plan Sénégal émergent cher à Macky Sall, comme la Cité de l’émergence, dans la ville nouvelle de Diam-niadio, à 30 km de Dakar, ou l’aéroport Blaise-Diagne, validé par le prédécesseur de Sall, Abdoulaye Wade, qui n’a pas encore vu le jour. »

En tout cas, si ce projet aboutit, « la capitale sénégalaise deviendrait pionnière dans la région en matière de transports publics, coiffant au poteau la rivale de toujours, Abidjan, dont le projet de train urbain a du mal à avancer. Si tout se passe comme prévu, le temps moyen de trajet devrait être divisé par deux. » Et ce serait un progrès énorme, relève encore Le Monde Afrique, car « pour les habitants du Grand Dakar, la durée moyenne d’un déplacement est aujourd’hui d’une heure et demie. »

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