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Table ronde pour financer le Plan national de développement au Tchad

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Le palais présidentiel du Tchad, à Ndjamena.
Le palais présidentiel du Tchad, à Ndjamena. AFP/Issouf Sanogo

Le Tchad organise du 6 au 8 septembre 2017 une table ronde pour le financement de son plan national de développement. Il s’agira pour le pays de mobiliser plus de 3 000 milliards de francs CFA pour combler le gap d’un plan estimé à 5 000 milliards de francs CFA. Pour les autorités, le pays qui a été secoué par la chute de cours du pétrole s’inscrit dans une démarche de diversification de son économie.

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C’est un plan composé de projets publics et privé estimé à plus de 5 000 milliards de francs CFA qui sera présenté sur trois jours aux bailleurs de fonds et investisseurs. 47% du montant attendu est composé de projets privés qui cherchent des partenaires. Une nouvelle démarche de l’état tchadien qui a décidé de faire plus de place au secteur privé selon le ministre de l’Economie et de la planification du développement, Ngueto Yambaye :

« Le gouvernement tchadien a révolutionné son approche sur le financement de son développement en accordant plus de place au secteur privé en tenant compte de la vision du président de la République de diversifier l’économie. »

Les hommes d’affaires Tchadiens ont été accompagnés dans le montage de meurs projets. Objectif : présenter un dossier viable basé sur des opportunités nouvelles. Mahamat Yosko, opérateur économique est à Paris avec un projet d’élevage intensif et d’exportation de camelins :

« Nous avons initié un projet d’élevage camelin dans les zones de pâturage. Nous avons déjà même une étude de faisabilité avec la Banque africaine de développement. »

Le financement du secteur rural est un des objectifs majeurs du programme du gouvernement. C’est un secteur à fort potentiel qui a besoin de financements indique Ngueto Yambaye :

« L’économie agricole et rurale qui concentre l’élevage, la culture et la pêche, représente 80% du poids de l’économie nationale et ce secteur important de l’économie tchadienne n’a jamais été financé par aucune banque de la place. Aujourd’hui, on veut changer le paradigme pour que l’économie réelle du Tchad soit financée. »

Les patrons tchadiens qui éprouvent de grandes difficultés depuis deux ans à cause du non-paiement de leurs factures par le trésor public placent leurs espoirs dans cette réunion de Paris. Bichara Doudoua est le président du patronat tchadien :

« On souhaite que le privé prenne en main l’économie. Ça va créer des emplois, ça va créer de la richesse. Aujourd’hui, nous attendons beaucoup de cette table ronde pour que les investisseurs viennent et que l’état gagne beaucoup d’argent et éponge la dette de l’intérieur. »

Le président du patronat souligne que le gouvernement doit faire des efforts pour améliorer le climat des affaires et lutter contre la corruption qui gangrène l’économie. En échos, le gouvernement vient d’adopter une ordonnance-loi visant à sécuriser l’investissement privé.

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