Débat du jour

La fin du purgatoire pour la pensée marxiste?

Audio 19:30
Affiche du film «Le jeune Karl Marx», de Raoul Peck.
Affiche du film «Le jeune Karl Marx», de Raoul Peck.

C'était une cause entendue, réglée, sanctionnée par l'expérience, celle des démocraties populaires et de la dictature soviétique, notamment. La chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989, envoyait le communisme et avec lui, son inspirateur, Karl Marx aux oubliettes d'une histoire finie, terminée. Une pensée vaincue par son objet d'étude et de combat, le capitalisme, soldée par livres entiers. Mais, c'est aussi quelque chose dans l'air du temps, comme un parfum de nostalgie, chez ceux qui l'ont connu, mais aussi chez ceux qui ne l'ont pas connu et qui peut-être l'idéalisent. C'est un discours que l'on commence à réentendre à gauche de la gauche, c'est un film, du réalisateur haïtien Raoul Peck sur la jeunesse de Karl Marx, c'est le centième anniversaire de la révolution d'octobre 1917. Bref, contrairement à ce qui a pu être dit, le marxisme n'est pas tout à fait mort. N'est-il pas même, en tant que pensée au moins, en train de sortir du purgatoire où il est depuis presque trente ans ? C'est la question du jour.

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Pour en débattre :

- Yvon Quiniou, philosophe auteur du livre «Retour à Marx » Buchet-Chastel, 2013 et « Les chemins difficiles de l’émancipation» Editions Kimé

- Gilles Candar, historien français, spécialiste des XIXe et XXe siècles et des gauches françaises. Président de la Société d’études jaurésiennes, directeur des « Cahiers Jaurès ». Il coordonne l’édition des «Œuvres», de Jean Jaurès, chez Fayard, et a publié de nombreux ouvrages sur l’histoire de la gauche et du socialisme.

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