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Aujourd'hui l'économie

L’accumulation de la dette pourrait provoquer une nouvelle crise prévient le FMI

Audio 03:12
Christine Lagarde, la directrice du FMI lors d'une conférence dans le cadre des réunions annuelles du FMI à Washington, le 12 octobre 2017.
Christine Lagarde, la directrice du FMI lors d'une conférence dans le cadre des réunions annuelles du FMI à Washington, le 12 octobre 2017. ©REUTERS/Yuri Gripas

Attention danger ! prévient le Fonds monétaire international : le niveau astronomique de l'endettement pourrait entraîner une nouvelle crise financière.

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L'économie mondiale se porte bien, même très bien, avec une croissance de +3,6% attendue cette année prédisent les experts du FMI. Mais ce moteur ronflant repose sur un baril de poudre : une dette stratosphérique, de 135 000 milliards de dollars. Cela représente plus de deux fois le produit intérieur brut de l'ensemble des pays du G20. 235%.

Un chiffre à mettre en rapport avec le ratio d'endettement de bon père de famille de 60% du PIB, un niveau considéré comme soutenable dans la zone euro. Le problème avec les dettes survient quand on ne peut plus les rembourser. Difficile de prévoir qui va faire défaut. Et quand est-ce que cela va se produire. En revanche, on sait que les 30 plus grandes banques du monde, c'est-à-dire celles qui présentent un risque systémique de contamination, détiennent le tiers des créances, c'est-à-dire bien assez de carburant pour enflammer toutes les places financières.

Comment en est-on arrivé là ?

Ce processus d'addiction à la dette a commencé avec la crise de 2008. Appelés à la rescousse pour sauver les banques, les Etats s'endettent à leur tour pour effacer les ardoises du privé. Certains d'ailleurs se retrouvent du coup au bord de la faillite. Mais comme les Etats ne font pas défaut, et qu'il faut bien faire repartir la machine, les banques centrales interviennent massivement. En rachetant de la dette publique, et en maintenant le loyer de l'argent à un niveau proche de 0. Tout le monde a pris goût à cet argent bon marché. Les entreprises, les particuliers, les Etats, même les plus fragiles, lèvent de plus en plus d'argent et leurs créanciers ne sont pas très regardants sur leur solvabilité de ces emprunteurs car la reprise les rend insouciants.

La remontée des taux d'intérêt pourrait être douloureuse.

C'est le terreau qui peut favoriser une crise. La réserve fédérale a commencé et les autres devraient suivre. Mais on ne sait pas encore à quelle allure cette remontée va s'effectuer. D'autant plus que les banquiers centraux sont aujourd'hui dans le brouillard le plus complet. Normalement quand la croissance repart et que le chômage baisse, ce qui est le cas aujourd'hui dans les pays riches, les prix remontent.

Mais ça ne marche pas, l'inflation est au point mort. Que faire ? Doivent-ils ignorer cette énigme et remonter les taux ? Et si la remontée des taux entraînait une cascade de faillites et de défauts ? Ils sont complètement déboussolés et tétanisés. C'est ce que les économistes appellent le « piège de la dette ».

Le risque c'est de revivre une réplique de 2008 ?

D'après le FMI le choc serait moindre. Mais quand même... on parle d'un recul du PIB, d'une chute violente des bourses et des marchés immobiliers. Un risque que les investisseurs visiblement ignorent totalement. Ils sont toujours en pleine euphorie, en témoignent les excellents résultats du troisième trimestre de l’américain BlackRock, le plus grand gestionnaire d'actifs, et Wall Street continue à voler de record en record.

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