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Bonjour l'Europe

Autriche: le hashtag #metoo agite les réseaux sociaux

Audio 03:17
Des eurodéputées affichent des pancartes avec le mot-clé «#metoo» pour dénoncer le harcèlement sexuel dont elles ont été victimes, le 25 octobre 2017 à Strasbourg.
Des eurodéputées affichent des pancartes avec le mot-clé «#metoo» pour dénoncer le harcèlement sexuel dont elles ont été victimes, le 25 octobre 2017 à Strasbourg. REUTERS/Christian Hartmann

Bonjour l’Europe en Autriche ce matin. L’Autriche, où le hashtag #metoo agite les réseaux sociaux. Un scandale secoue le pays depuis plusieurs jours : il concerne Peter Pilz, un homme politique de premier plan. Les détails avec notre correspondante Isaure Hiace...

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Peter Pilz est une figure importante en Autriche. Membre des Verts pendant 30 ans, il a quitté le parti il y a quelques semaines, juste avant les élections législatives du 15 octobre dernier. La liste qu’il a conduite aux élections, qui porte son nom, a remporté 8 sièges au parlement, alors que les Verts n’ont plus aucun député désormais. C’est dire si son nom inspire confiance aux Autrichiens.

Mais depuis plusieurs jours, la presse relaie des témoignages de femmes accusant le député de harcèlement sexuel. Parmi elles, des militantes du parti écologiste, mais aussi des femmes qui l’ont rencontré lors de soirées ou d’événements. Certaines décrivent des comportements sexuels déplacés : des baisers, des attouchements forcés. Tous ces témoignages ont été beaucoup relayés sur les réseaux sociaux.

Et face à ces révélations, Peter Pilz a une attitude plutôt changeante...

Dans un premier temps, alors que seulement deux témoignages l’incriminaient publiquement, Peter Pilz annonce qu’il démissionne de son mandat de député, tout en affirmant ne pas se souvenir des faits qui lui sont reprochés. Quelques jours plus tard, alors que de nouveaux témoignages l’accablent dans la presse, il publie un communiqué sur sa page Facebook, dans lequel il écrit : « Je présente officiellement mes excuses à toutes les femmes que j'ai offensées et blessées par mon comportement ».

Mais Peter Pilz semble avoir changé de discours ces derniers jours. Dans une interview au journal Kurier publiée avant-hier, il affirme ainsi qu’il pourrait rester en politique, en tant que collaborateur parlementaire, et même revenir plus tard en tant que député. Dans cette même interview, il dit prendre ces accusations très au sérieux et respecter la parole de ces femmes, mais il ajoute « nous devons faire attention à ce que notre société de liberté ne devienne pas une société où règne une police de la parole. »

Cette affaire a beaucoup fait réagir sur les réseaux sociaux

Notamment sur Twitter, via le hashtag #Aufshrei, l’équivalent germanophone du hashtag #metoo, qui vise à dénoncer les comportements sexistes. Certaines femmes ont ainsi dénoncé la décrédibilisation de la parole des victimes présumées de Peter Pilz. D’autres Autrichiens ont, au contraire, dénoncé un complot contre ce dernier. Le débat fait donc rage sur les réseaux sociaux. Un sondage reflète cela : 60% des Autrichiens interrogés estiment que Peter Pilz a eu raison de démissionner, ils sont donc tout de même 40% à penser le contraire...

Une question se pose désormais  : quelles suites judiciaires à toutes ces accusations  ? Le parquet de Vienne examinerait en ce moment les faits pour savoir s’il doit engager ou non des poursuites.

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