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Le coq chante

L’agriculture de conservation des sols

Audio 26:30
Sarah Singla, agricultrice dans l’Aveyron,  vice-présidente de l’APAD.
Sarah Singla, agricultrice dans l’Aveyron, vice-présidente de l’APAD. © RFI/Sayouba Traoré
Par : Sayouba Traoré
30 mn

C’est bien connu, en agriculture, le sol est le premier facteur de production. Problème, l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, ou FAO estime que 33 % des sols à l’échelle mondiale sont dégradés. Plus spécifiquement, en France, 15 000 000 de tonnes de terres arables sont perdues chaque année. 1 cm de sol met 150 ans pour se former, et 10 minutes pour disparaître. Ce n’est pas tout. La population augmente, donc autant de bouches à nourrir, alors que la dégradation des sols s’accélère partout. On estime qu’en 1960, on disposait de 0,33 hectare agricole par personne. Aujourd’hui, ce chiffre est de 0,16 hectare par personne. Voilà l’énoncé du problème. Maintenant la solution.(Rediffusion du 5 mars 2017).

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La solution préconisée par les acteurs que nous avons rencontrés, c’est l’agriculture de conservation des sols. Un peu d’histoire. Les agriculteurs américains ont fait face au début du XXème siècle à un phénomène de forte érosion éolienne. Les sols nus et secs étaient balayés par le vent. La couche de terre arable se réduisait d'année en année. Les agriculteurs brésiliens ont vécu une situation similaire. Après défrichement, les sols agricoles perdaient leurs matières organiques très rapidement, sous l'effet de la charrue et du climat agressif. La pluie provoquait une forte érosion hydrique, des millions de tonnes de terres étaient lessivés. L'abandon du travail en profondeur du sol est apparu comme la seule issue face à ces constats. Puis, on en est arrivé à la technique dite agriculture de conservation des sols. En France, c’est le credo de l’association pour la promotion d’une agriculture durable, une association créée en 1998 à l’initiative des agriculteurs.

Dans les faits, l’agriculture de conservation des sols reposent sur trois piliers. D’abord, l’abandon du travail du sol, dans l’objectif de limiter la perturbation mécanique du sol lors du semis, en supprimant le travail du sol réalisé par des outils métalliques qui détruit les vers de terre, leurs galeries et la structure du sol créée au fil des années. Deuxièmement, la couverture permanente des sols. En étant couvert toute l’année, le sol est protégé physiquement (pluie, orages), il conserve son humidité et son érosion est limitée par les racines ancrées au sol. Enfin troisièmement, le semis direct et la rotation des cultures, qui est une technique connue depuis fort longtemps.

Invités :
- Benoît Lavier, agriculteur en Côte d’Or, président national de l’association pour la promotion d’une agriculture durable
- Sarah Singla, agricultrice dans l’Aveyron, vice-présidente de l’APAD
- Christophe Naudin, agriculteur dans l’Essonne, président de l’APAD Sud-bassin parisien.

Production : Sayouba Traoré
Réalisation : Baptiste Collion.
 

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