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Grand reportage

La justice italienne, seule, face aux passeurs

Audio 19:29
Des migrants débarquent d'un navire militaire italien, dans le port de Naples, utilisé notamment pour désengorger les ports siciliens surchargés. Ici, le 6 mai 2015. (Photo d'illustration)
Des migrants débarquent d'un navire militaire italien, dans le port de Naples, utilisé notamment pour désengorger les ports siciliens surchargés. Ici, le 6 mai 2015. (Photo d'illustration) © AFP/MARIO LAPORTA
Par : Cécile Debarge

- 30 % depuis le début de l’année 2017 par rapport aux chiffres de 2016, - 67% ces cinq derniers mois. Ce sont les chiffres, en forte baisse, des arrivées de migrants sur les côtes italiennes. Des résultats, dont s’est félicité Paolo Gentiloni, le chef du gouvernement italien. Mais, dont les méthodes ont été vivement critiquées.Une réduction significative du nombre d’arrivées que les dirigeants politiques attribuent à une coopération renforcée avec leurs homologues libyens.Car cet été 2017, l’Italie et la Libye ont signé un accord bilatéral notamment pour mieux lutter contre les passeurs.De part et d’autre de la Méditerranée, ce sont eux qui sont tenus responsables des arrivées de migrants sur les côtes italiennes : les « passeurs ».Un terme fourre-tout qui peine à retranscrire la complexité de la situation et surtout, un casse-tête pour la justice italienne.

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