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Nouvelles technologies

Des drones bientôt autonomes

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Avec des programmes d’intelligence artificielle, les drones commencent à être autonomes.
Avec des programmes d’intelligence artificielle, les drones commencent à être autonomes. © Ethan Miller / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Beaucoup d’enfants ont dû retrouver ces cadeaux sous le sapin : les drones. Ils ont la cote et sont de plus en plus nombreux à voler dans le ciel. Cela ne va pas sans inquiéter les pouvoirs publics : en témoignent ces nombreux faits-divers où l’on rapporte que ces engins ont volé un peu trop près des aéroports ou s’écrasent parfois dans des endroits denses à cause de pannes. Augmenter la fiabilité des drones pour prévenir ce type d’accident est donc une priorité.

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C’est un pilote de drone. Il est tellement concentré pour éviter de percuter un arbre, qu’il ne voit pas le fil électrique juste au-dessus. C’est cet autre pilote qui assiste à la chute de son engin qui s’est éteint parce qu’il volait trop près d’une antenne relais. Internet regorge de milliers de vidéos où l’on voit des accidents de drones à cause d’erreurs de pilotage ou de matériel.

Jusqu’à aujourd’hui, aucun drame n’a été recensé. Mais comment faire pour améliorer la sécurité alors que les drones sont de plus en plus nombreux dans le ciel ? La réponse passera sans doute par l’intelligence artificielle. De nombreux laboratoires travaillent sur le sujet, dont le GIPSA-lab à Grenoble. Nicolas Marchand et son équipe y ont développé le premier autopilote de drone.

Pas encore totalement autonome

Pour la démonstration, le logiciel n’est pas installé sur un drone, mais sur un ordinateur qui simule les conditions du réel. L’idée est d’équiper l’engin de deux caméras, ce qui conférera une vision stéréo comme pour les êtres humains qui permet d’estimer les distances. Sauf que là, ce n’est évidemment pas un cerveau qui travaille, mais une intelligence artificielle. L’expérience n’est d’ailleurs pas reproductible partout. Ce qui pêche, c’est donc la reconnaissance des obstacles. En clair, il faut apprendre à l’ordinateur de bord comment les repérer à coup sûr et ce n’est pas si évident.

On est donc encore loin d’avoir des drones complètement autonomes qui pourraient se passer de pilotes. Il faut améliorer le logiciel embarqué pour qu’il puisse utiliser toutes les informations envoyées par les caméras, les analyser sans erreur, et adapter son vol en temps réel. Néanmoins, les progrès déjà réalisés sont importants. D’autant plus que ces avancées peuvent servir dès aujourd’hui. Equipé du logiciel développé par ce laboratoire, le pilote aura ainsi une assistance au vol non négligeable. Autant d’incidents qui ne se retrouveront donc pas filmés et publiés sur Internet...

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