Accéder au contenu principal
Chronique des matières premières

Le blé français terrassé par les blés russe et argentin

Audio 01:58
Un champs de blé en pleine récolte. (photo d'illustration)
Un champs de blé en pleine récolte. (photo d'illustration) ©Balint Porneczi/Getty Images

Malgré une bonne récolte en quantité et en qualité, la France continue de perdre des parts de marché en Afrique du Nord, tant les capacités russes semblent infinies. Le blé argentin est aussi de retour dans ces pays.

Publicité

Les concurrents du blé français sont décidément très agressifs cette année. La France a pourtant du blé en abondance avec une bonne teneur en protéine cette année. Mais elle n'arrive pas à écouler sa récolte vers ses marchés de prédilection africains.

C'est en ce moment, en fin de campagne, que le blé français devrait réaliser de belles performances, quand les autres origines moins chères s'essoufflent en quantité. Mais les exportations de blé russe, semblent ne pas vouloir se tarir cette année. Même l'organisme russe SovEcon d'habitude très prompt à gonfler ses chiffres dit avoir sous-évalué les capacités d'exportations russe, elles pourraient dépasser largement les 35 millions de tonnes prévues.

La Russie a une récolte record, et elle a moins de problèmes de logistiques

Pas de grands froids cette année au pays de l'Oural, d'habitude la neige ralentit l'expédition des céréales vers les ports. La Russie a également fait progresser ses infrastructures, et elle bénéficie désormais d'un terminal céréalier d'exception depuis qu'elle a annexé la Crimée : Sébastopol. Du coup c'est encore le blé russe qu'a choisi l'Egypte mardi. La France, elle, n'a expédié qu'un malheureux bateau vers le pays du Nil depuis juillet dernier.

Même l'Algérie a fait des infidélités au blé français

C'est pourtant son premier débouché, mais cette année Alger s'est laissé tenter par du blé argentin. La céréale sud-américaine est de retour sur les marchés africains après des années d'absence. Depuis que Buenos Aires a libéré cette céréale des taxes à l'exportation, les agriculteurs argentins ont réintroduit le blé dans leurs assolements qui privilégiaient jusqu'à présent le soja.

Le blé français souffre donc sur ses marchés traditionnels hors d'Europe, les pays tiers pourraient n'absorber que 9 millions de tonnes d'ici la fin du mois de juin, selon FranceAgrimer, la hausse de l'euro n'étant pas favorable non plus.

Mais le blé français se rattrape au sein de l'Union européenne

Avec 8 600 000 tonnes prévues, presqu'autant que vers les pays tiers alors que d'habitude l'Europe pèse pratiquement deux fois moins qu'eux. Mais les pays baltes, l'Allemagne et le Royaume-Uni n'ont pas de récolte suffisante pour concurrencer la céréale française. Elle se taille la part du lion au Benelux, dans la péninsule ibérique et en Italie.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.