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Revue de presse française

A la Une : UA, les grandes oreilles de la Chinafrique

Audio 06:18
Siège de l'Union africaine à Addis-Abeba, en Ethiopie.
Siège de l'Union africaine à Addis-Abeba, en Ethiopie. RFI/Chanda
12 mn

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A lire Le Monde, c’est à se demander si ce que vont se dire les chefs d’Etat africains va, oui ou non, tomber ailleurs que dans l’oreille d’un sourd. Ce journal fait en effet état d'une « menace sécuritaire invisible » ayant plané sur l’Union africaine, dont le siège dans la capitale éthiopienne, « de janvier 2012 à janvier 2017 », aurait été « espionné par Pékin ».

Il y a un an, la « petite cellule informatique » de l’UA a découvert qu’entre « minuit et deux heures du matin », à l’heure où les bureaux sont vides, ses serveurs étaient « étrangement saturés », les données internes de l’UA étant « massivement détournées. Chaque nuit, les secrets de cette institution (…) se sont retrouvés stockés (…) sur de mystérieux serveurs hébergés quelque part à Shanghaï », énonce Le Monde.

La tour de verre de l’Union africaine a été « offerte en 2012 par la Chine », rappelle ce confrère, et elle est ceinturée par de nouveaux bâtiments en construction « par des sociétés de Pékin ou Hong Kong ».

Une équipe de l’Union africaine spécialisée en cybersécurité aurait « débusqué des micros placés sous les bureaux et dans les murs », affirme-t-il. Toutefois, complète Le Monde, « les antennes des services secrets britanniques n’ont pas épargné l’Union africaine. Entre 2009 et 2010, plusieurs responsables ont ainsi vu leurs appels et leurs courriels interceptés ».

Intelligence artificielle : la guerre des algorithmes

C’est un sujet qui fascine de plus en plus et qui, de ce fait, envahit les contenus des médias : l’intelligence artificielle, nouvelle tarte à la crème de la presse. Parce qu’elle est artificielle, cette intelligence fascine. Et fait peur à ceux qui craignent qu’elle dépasse un jour l’intelligence humaine. Va-t-elle déclarer la guerre aux hommes ?

Justement, alerte Paris-Match, « la guerre de l’IA a commencé ». C’est une « guerre algorithmique » avec, pour enjeu, « une maîtrise du monde », rien que ça !

A en croire Paris-Match, elle opposerait deux superpuissances, « la Chine et les Etats-Unis ». Toujours avide de sensationnel, cet hebdomadaire nous présente « le calculateur le plus puissant de la planète », et il est chinois.

Sensationnel encore avec ce rappel fait par Match de la victoire en 2016 d’un ordinateur contre le champion du monde du jeu de go, un jeu chinois.

Tant pis si les applications de jeux ne sont qu’une des facettes de l’intelligence artificielle, et pas la plus riche, à partir de cet exemple, l’hebdomadaire prédit un avenir sans limites à l’intelligence artificielle. Selon Paris-Match, « tous les possibles sont désormais probables ». Et « l’avenir » se niche dans les « lignes de code des algorithmes ». La Sybille peut aller se rhabiller.

Comme l'explique Paris-Match, « l'algorithme apprend lui-même, sur la base de millions d'exemple. Plus il ingurgite, meilleur il devient. Or, la Chine est une gigantesque cascade de données. En une seule journée, cette nation de 1,3 milliards d'habitants (dont 750 millions connectés à l'Internet, soit le double des Etats-Unis) en produit plus que presque tous les autres pays réunis ! », énonce le journal.

Pour la Chine, anticipe l'hebdomadaire, « en 2025, l'intelligence artificielle sera la force première de toute son industrie. Et, en 2030, le pays devrait être le leader mondial de l'intelligence artificielle. Les conséquences seront gigantesques. Car l'intelligence artificielle s'applique dans tous les domaines. »

Voilà pourquoi Paris-Match sonne l’alarme en faisant sienne la remarque d’Elon Musk, patron américain de la marque de voitures électriques Tesla, mais aussi de la société SpaceX, qui propose à ses clients de les amener sur la planète Mars : « L'intelligence artificielle et plus dangereuse que la Corée du Nord. »

France Télévisions : tout va très bien, madame la marquise !

La crise à France Télévisions… Sa présidente actuelle rompt le silence et nie toute tension entre l’Etat et France Télévisions. Dans un entretien au Journal du Dimanche, Delphine Ernotte « dément tout climat de tensions avec l’Etat ». Cet hebdomadaire souligne en Une que « l’entourage du chef de l’Etat critique la gestion de ce groupe audiovisuel public et étudie une nouvelle organisation sur le modèle de la BBC ».

Selon un sondage Ifop pour Le JDD, 59 % des personnes interrogées se disent « satisfaites » des programmes proposés par les chaînes de télévision publiques. Et deux Français sur trois se déclarent « favorables » à la mise en place d'une « redevance universelle » en lieu et place de la taxe audiovisuelle actuelle, que ne paient pas les foyers sans téléviseur, étant rappelé que, dans un contexte de réduction des crédits, les dirigeants de l'audiovisuel public sont en train de mettre la dernière main à cinq « chantiers prioritaires » de coopération entre les médias qu’ils dirigent, parmi lesquels votre radio préférée : RFI, bien sûr !

L’argent : un tabou français

« Combien tu gagnes ? » Une question qui s’adresse bien sûr aux lecteurs de magazines. Et c’est L’Obs qui la pose en Une. Cet hebdomadaire a interrogé des Français sur ce sujet délicat. Et il publie les confessions chiffrées de cinquante d’entre eux qui ont bien voulu lever le voile sur leurs revenus.

On ne rentrera pas ici dans les détails de ce que ces Français disent gagner, car en quelques minutes de revue de presse, cela n’aurait guère de sens pour nos auditeurs vivant sous d’autres cieux.

Non, ce qui fait tout à la fois la rareté et donc l’intérêt de cette enquête est que « l’argent demeure bel et bien un tabou français », souligne L’Obs. « Si la transparence est partout, elle ne l’est pas encore sur les salaires. »

Exception notable, la Norvège, où « tous les revenus sont accessibles en ligne. En France, nous sommes loin de tout ça », remarque le magazine.

Il faut dire, admet cet hebdomadaire, qu’il n’est « pas sûr que ce soit toujours aussi simple ». L’Obs cite ainsi une enquête publiée par la Harvard Business Review, lors de laquelle 700 ingénieurs de la Silicon Valley ont été interrogés sur leur efficacité. « 92 % des sondés estimaient être parmi les 25 % les plus performants… » !

« Alors si la plupart des salariés se pensent sous-évalués, on devine que la divulgation des salaires pourraient causer quelques heurts », prévient L'Obs. Combien tu gagnes ?

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