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Revue de presse Afrique

A la Une: la démission de Jacob Zuma

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Le geste de Jacob Zuma, président sortant de l'Afrique du Sud, après avoir annoncé sa démission aux Union Buildings à Pretoria. Afrique du Sud, le 14 février 2018.
Le geste de Jacob Zuma, président sortant de l'Afrique du Sud, après avoir annoncé sa démission aux Union Buildings à Pretoria. Afrique du Sud, le 14 février 2018. REUTERS / Siphiwe Sibeko

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« Zuma est parti ! », s’exclame Le Herald. « Le président Jacob Zuma a démissionné de son poste de président de l’Afrique du Sud. Il l’a annoncé en direct à la télévision hier soir depuis Union Buildings, le siège du gouvernement. »

« Selon la Constitution, précise pour sa part Le Mail & Guardian, le vice-président Cyril Ramaphosa est désormais président jusqu’à ce que le Parlement se réunisse pour élire un nouveau chef de l’Etat. Le discours de Zuma intervient après que l’ANC a décidé de le démettre de ses fonctions par un vote de défiance qui devait avoir lieu ce jeudi devant le Parlement. Cette démission marque la fin de l’impasse entre Zuma et la direction nouvellement élue du parti. »

En effet, relève Le Point Afrique, « l’issue paraissait inévitable pour le président sud-africain. Jacob Zuma a choisi de ne pas affronter la motion de défiance lancée contre lui par son propre parti, l’ANC. Après 48 heures de pression terrible, ses mots tombent comme un couperet : 'j’ai décidé de démissionner du poste de président de la République avec effet immédiat, même si je suis en désaccord avec la direction de mon organisation', a déclaré Jacob Zuma. Visage ouvert (presque détendu), tête baissé, et d’une voix rapide, le chef de l’État âgé de 75 ans a expliqué aux sud-africains : 'je dois accepter que mon parti et mes compatriotes veulent me renvoyer', a-t-il ajouté, assurant avoir 'toujours été un membre discipliné de l’ANC' en 55 ans de présence. »

Capitulation

Finalement, Zuma est sorti par la petite porte, comme Mugabe, relève Le Pays au Burkina : « comme sur les traces du président zimbabwéen qui, poussé vers la sortie, avait fait dans la résistance avant de courber finalement l’échine sous les lazzis et les quolibets d’un peuple qui en avait gros sur le cœur, le président sud-africain a fini par rendre son tablier. C’est dire si les pressions de ces derniers jours ont fini par amener le natif de Nkandla à lâcher prise. En effet, poussé dans les cordes par sa formation politique, cerné par des motions de défiance de l’opposition et avec la traque de ses appuis financiers comme la perquisition chez les Gupta à Johannesburg, Jacob Zuma pouvait-il encore résister envers et contre tous ? »

« Zuma : enfin la capitulation ! », s’exclame Ledjely en Guinée. « C’en est donc fini du bras de fer. Une issue perçue en Afrique du Sud avec un soulagement non dissimulé. Le pays va donc, ne serait que provisoirement, retrouver une certaine détente. Pour le désormais ancien président, la traversée du désert, n’en est, semble-t-il, qu’à ses débuts. Car comme on le perçoit avec certains signaux, la justice devrait très vite se mettre à ses trousses. Pour Cyril Ramaphosa, le tombeur de Zuma, c’est aussi un nouveau challenge qui commence aussi bien par rapport à la restauration de la confiance au sein du Congrès national africain que dans le cadre du relèvement du pays et de la relance de son économie. »

Et maintenant ?

Et beaucoup de questions se posent désormais, pointe Aujourd’hui à Ouaga : « qu’a finalement obtenu Zuma en gage pour partir, lui qui hier à midi faisait encore de la résistance ? Est-il prêt à s’abonner au box des accusés, avec les 783 chefs d’inculpation qui pèsent sur sa tête ? A-t-il lâché prise pour éviter l’inévitable impeachment qui était prévu ce 15 février ? Quelle vie après la présidence s’amorce-t-elle pour lui ? Quel ANC laisse-t-il à Cyril Ramaphosa ? A quoi doit-on s’attendre de la part des Zumistes ? »

En tout cas, conclut WakatSéra, « Jacob Zuma a joué sur le temps, se persuadant qu’il pourrait avoir ses détracteurs à l’usure. Mais il a perdu. Il est désormais nu et, à moins de bénéficier du peu de clémence qui reste encore au sein de l’ANC, Jacob Zuma n’a plus son destin entre ses mains. C’est une retraite bien mouvementée qui l’attend, sans doute agrémentée de fréquentes visites au palais de justice ! »

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