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Afrique économie

Au Burkina Faso, la ruée sur le riz local (3/5)

Audio 02:30
Périmètre rizicole dans le village de Amnè, au Burkina Faso. (photo d'illustration)
Périmètre rizicole dans le village de Amnè, au Burkina Faso. (photo d'illustration) RFI/Sayouba Traoré

Le riz est l’une des céréales les plus consommées sur le continent africain. Toute cette semaine, RFI vous propose une série de reportages et d’analyses sur les habitudes de consommation et les défis auxquels sont confrontés les paysans africains. Troisième épisode : au Burkina Faso, les autorités encouragent la consommation des produits locaux. Parmi ces produits, il y a le riz. Depuis les scandales de mauvais riz importé, de nombreuses familles se tournent vers le riz local et de nombreux points de vente sont ouverts à travers le pays. Le succès est au rendez-vous.

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A l’aide d’une bascule et de petits sacs, Martial Dipama, le gérant de la boutique du « projet riz pluvial », reconditionne le riz produit dans les bas fonds rizicoles du Burkina Faso. Le riz paddy, acheté bord champ, est décortiqué dans des usines à Ouagadougou et mis sur le marché. « Présentement, à notre niveau, on a la variété TS2, on a la FK19. La TS2 c’est la variété la plus consommée au Burkina actuellement. C’est une variété collante qui enfle peu, mais très douce, à chaud ou à froid », explique Martial Dipama.

C’est dans cette boutique que nombreuses familles s’approvisionnement en riz. Plusieurs sites de revente sont également ouverts dans la capitale et dans d’autres villes du pays. Dans la famille Kéré, c’est le riz local qui est servi depuis plusieurs mois. « Avant nous consommions du riz de la région de Bagré, après du riz de la région de Gaoua mais en ce moment nous consommons du riz de la vallée du Kou, détaille Virginie Kéré. On se dit qu’il n’y a pas beaucoup de produits chimiques dedans, c’est du riz assez neuf ! »

Un riz importé « un peu sec », contre un riz local au « meilleur goût »

Pour cuisiner le riz local, il faut beaucoup de patience, car il doit être débarrassé de toute impureté. Jocelyne Kéré prend le temps de détailler sa manière de procéder. « Il faut d’abord trier le riz, puisqu’il y a beaucoup de cailloux et puis la peau (le son, NDLR) n’est pas toujours bien enlevée. Ensuite, on met l’eau à bouillir, et puis on le lave plusieurs fois, jusqu’à trois fois. Et puis quand l’eau bout, on met le riz, on couvre et on surveilla la cuisson. Il n’a pas besoin de beaucoup d’eau pour cuire. Donc il faut faire très attention au niveau de l’eau pour que ce ne soit pas de la bouillie », prévient-elle.

Après une vingtaine de minutes sur la cuisinière, le riz est servi. Et les membres de la famille passent à table. « C’est très bon ! Et puis avec cette sauce de pâte d’arachide, ça passe bien ! Je trouve que le riz importé est un peu sec... Tandis que ce riz local, là, même si tu prépares le matin et que tu le manges le soir, il est toujours bien. »

Plusieurs raisons ont poussé cette famille, comme bien d’autres, à opter pour le riz produit sur place au Burkina Faso. « En termes de qualité, je trouve qu’il a meilleur goût. Même la texture, il a beaucoup plus d’amidon, ce n’est pas comme les autres riz où il n’y a pas assez d’amidon, juge Jocelyne. Le riz colle, on sent vraiment qu’il est très nutritif... »

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