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Italie: une économie sur le reculoir

Audio 49:30
Salle des marchés de la banque Intesa Sanpaolo à Milan. Photo datée du 8 août 2011.
Salle des marchés de la banque Intesa Sanpaolo à Milan. Photo datée du 8 août 2011. © Reuters/Stefano Rellandini

Le futur gouvernement italien, né des élections du 4 mars 2018 qui ont vu la victoire des partis populistes – le Mouvement Cinq Etoiles et la Ligue du Nord - aura fort à faire pour redresser l’économie italienne. Le pays est accablé d’une dette équivalente à 132% de son PIB, et il détient le record européen du nombre de pauvres. Le niveau de vie moyen des citoyens italiens est le même qu’il y a vingt ans. Le pays récupère à peine de la crise financière mondiale de 2008. Certes, sa croissance est au plus haut depuis sept ans (2011). Son déficit budgétaire satisfait aux exigences des traités européens. Mais, le programme du Mouvement des Cinq Etoiles risque d’être très coûteux : il a promis une allocation mensuelle de 780 euros pour un adulte seul, de 3 000 euros pour une famille de cinq enfants. L’Italie a-t-elle les reins assez solides pour assumer une telle charge ?

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La question est posée aux trois invités d’Eco d’ici Eco d’ailleurs :
- Ana Boata, économiste chez le réassureur EulerHermes
- Francesco Saraceno, économiste senior à l’OFCE.
Son blog
- Giuseppe Attoma Pepe, fondateur de l’entreprise Attoma, spécialiste de «  design utilisateurs ».

1 / Les PME, fer de lance de l’économie italienne

Elles sont l’une des forces de l’économie italienne : les petites et moyennes entreprises sont retournées à leur niveau d’avant la crise. Le dernier rapport Cerved sur les PME italiennes pointe en effet une reprise des investissements : « 10% de création de micro-entreprises et -20% de fermetures d’entreprises en moins l’année dernière ». Un pan entier de l’économie qui reprend, souvent soutenu par une longue tradition d’entreprises familiales. Mais pour s’adapter à un marché de plus en plus mondial, certains entrepreneurs ont décidé de changer les codes.

Reportage Cécile Debarge

REP / Lago Design

2 / Le poids de la mafia

Il y a un phénomène économique qu'il ne faut pas sous-estimer, c'est le rôle des diverses mafias présentes dans tout le pays. 100 milliards d’euros par an en moyenne soit 7% du PIB de l’Italie. C’est – selon les estimations – le poids du racket de la mafia italienne sur le monde de l’entreprise. Dans de nombreuses régions du pays, le « pizzo » est encore la règle pour tous les commerçants et entrepeneurs. Ce terme italien désigne le racket de la mafia qui demande de l’argent en échange de sa protection. A Palerme, capitale de la Sicile, certains d’entre eux ont décidé de résister.

Reportage Cécile Debarge

REP / Punto Pizzo Free

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