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Chronique des matières premières

Un silo ultra-moderne pour mieux exporter le blé français vers l'Afrique

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Le nouveau silo du port de La Rochelle, le 13 mars 2018.
Le nouveau silo du port de La Rochelle, le 13 mars 2018. AFP/Mehdi Fedouach

Pour relancer les exportations de blé français, le groupe Soufflet compte sur un tout nouveau silo à quai, sur le port de La Rochelle, dans le sud-ouest de la France. Il a été inauguré vendredi dernier.

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Un silo portuaire ultra-moderne à La Rochelle, c’est le pari du groupe Soufflet pour mieux exporter le blé français vers l’Afrique. Le premier collecteur européen de céréales avait besoin d’augmenter ses capacités de stockage et ses cadences sur la façade atlantique, qui reçoit de plus en plus de grains par le chemin de fer.

Le nouveau silo, installé bord à quai, pourra charger directement le grain au fond des cales sans le projeter. Pas d’émissions de poussières. Fini également les 50 000 camions par an qui « brouettaient » la marchandise sur un kilomètre entre les anciens silos et le port. Autant d’émissions de CO2 et de dépenses en moins. Pour un blé plus compétitif.

32 cellules pour trier les qualités de blé

Le nouveau silo pourra également trier les qualités de blé. Grâce à 8 rangées de 4 cellules (un coût cher en investissement, avec 30 millions d’euros), l’exportateur sera capable de mesurer en continu la qualité moyenne du blé dans chacune de ces 32 cellules : le taux de protéine, les valeurs boulangères, les résidus ou non de pesticides, par des échantillonnages évalués en laboratoire.

Des critères qui permettront de faire des chargements complets extrêmement précis dans les bateaux. « Ce travail du grain, c’est ce qui permettra de rassurer le client industriel meunier à l’export », estime le porte-parole de Soufflet, à savoir lui garantir le niveau de qualité exigé et la régularité de cette qualité sur toute la campagne.

Satisfaire l’industrie meunière et le consommateur africains

Une façon de reconquérir les marchés africains du blé. La France a été quasiment absente de ces marchés l’an dernier parce que sa récolte était catastrophique. Du coup ses clients traditionnels en Algérie et en Afrique de l’Ouest ont découvert le blé argentin et le blé russe et cette année le blé français a bien du mal à retrouver sa place.

Le groupe Soufflet parie donc sur une montée en gamme pour satisfaire une industrie meunière étrangère en forte croissance qui sera de plus en plus exigeante sur la qualité de la farine et du pain. « D’ici 5 à 10 ans, juge le représentant du groupe de négoce français, les exigences du consommateur urbain seront les mêmes à Paris, Alger, Abidjan et Dakar ».

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