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Chronique des matières premières

Allègement des sanctions américaines sur l'aluminium russe: effet Macron?

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Des lingots d'aluminium entreposés à la fonderie de l'usine d'aluminium Rusal Krasnoyarsk à Krasnoïarsk en Sibérie, en Russie, le 27 juillet 2016.
Des lingots d'aluminium entreposés à la fonderie de l'usine d'aluminium Rusal Krasnoyarsk à Krasnoïarsk en Sibérie, en Russie, le 27 juillet 2016. REUTERS/Ilya Naymushin/File Photo

Alors que le président français poursuit sa visite aux Etats-Unis, l’administration américaine assouplit ses sanctions contre le géant russe de l’aluminium Rusal. Des sanctions qui avaient désorienté toute la filière européenne de l’aluminium.

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Les Etats-Unis reportent au mois d’octobre d’éventuelles sanctions contre le géant de l’aluminium Rusal. Elles ne viseront pas les partenaires européens du groupe russe. Les mesures de rétorsion seront même complètement levées si la société n’est plus dirigée par Oleg Deripaska, un des oligarques visés par Washington pour, officiellement, intrusion dans l’élection présidentielle américaine.

Chantage russe au titane ou effet Macron ?

L’administration Trump a-t-elle pris peur quand Moscou a menacé de ne plus fournir son titane à l’avionneur américain Boeing ? Ou alors est-ce l’effet Macron, en visite aux Etats-Unis ? Difficile de le dire. Mais c’était une des missions du président français : défendre outre Atlantique non seulement l’acier européen, mais aussi l’aluminium du Vieux continent, or cette filière est très dépendante de l’approvisionnement russe.

Rusal incontournable en Europe

L’Europe peut difficilement se passer de Rusal. Le groupe russe fournit non seulement de l’aluminium à tout un tas d’industries européennes, les constructeurs automobiles, l’aéronautique, l’emballage... – ses concurrents le Norvégien Norsk Hydro ou l’Américain Alcoa, ne font pas le poids en Europe. Mais Rusal fournit aussi de la bauxite, le minerai brut, à des raffineurs européens, et de l’alumine, le produit raffiné, à des producteurs d’aluminium présents en Europe, comme l’Australien Rio Tinto, qui est encore le propriétaire de la plus grande usine d’Europe, dans le nord de la France, à Dunkerque. Rusal produit aussi de l’alumine en Irlande. Et depuis l’annonce des sanctions, cette usine d’Aughinish ne recevait plus de commande. « Tout le monde était devenu très nerveux », raconte un trader, « il n’y avait plus d’offre sur ce marché ». Même l’aluminium stocké par Rusal dans les entrepôts certifiés de la bourse des métaux de Londres (LME) était gelé.

Très forte volatilité des cours

Cette nervosité, le principal marché mondial des métaux en est le reflet : les cours de l’aluminium ont replongé après un pic historique. Le métal gris était au plus haut depuis sept ans jeudi dernier, près de 2 600 dollars la tonne, après 30 % de hausse en deux semaines. Il a perdu 10 % depuis. De véritables montagnes russes, où les spéculateurs initiés ont dû beaucoup s’amuser...

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