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Chronique des matières premières

Lait de pâturage: une montée en gamme du lait de consommation en France

Audio 01:48
Un éleveur de bovins et son apprenti lors de la traite des vaches.
Un éleveur de bovins et son apprenti lors de la traite des vaches. Getty Images/Workbook Stock

Comment redonner de la valeur au lait de consommation, alors que les prix au producteur sont à nouveau à la baisse ? Les éleveurs et les industriels lancent des labels de qualité pour retrouver des marges. Un nouveau label s'impose peu à peu : le lait de pâturage.

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Jusqu’à présent il n’y avait rien en France entre le lait bio et le lait conventionnel. Mais depuis quelques mois les initiatives se multiplient pour mettre en valeur le lait dit « de pâturage », celui des vaches nourries au pré.

Dernier en date : le label des « Laitiers responsables » de Candia, lancé par le numéro deux du lait en France, mais leader du lait de consommation (moitié de la collecte) : la coopérative Sodiaal.

Vaches nourries au pré et sans OGM

Le lait sera issu de vaches nourries dans les prairies françaises au moins 150 jours par an, il sera également garanti sans OGM dans les rations qui compléteront l’herbe. Enfin sur les 13 centimes de surcoût en rayon, 7 centimes et demi seront reversés aux éleveurs qui s’engagent dans la démarche, et tous les autres éleveurs de la coopérative recevront 6 centimes supplémentaires, une « rémunération solidaire ».

« Rémunération solidaire », un levier de consommation

L’immense succès de la marque « C’est qui le patron ? » l’a prouvé : les Français sont prêts à payer leur lait plus cher s’ils sont sûrs que l’agriculteur est mieux rémunéré. C’est un motif d’achat aussi important que le respect de l’environnement, le bien-être animal et le refus des OGM. Sodiaal, dont les usines avaient été bloquées l’an dernier par des éleveurs mécontents du prix du lait, tente de rattraper le coup en cochant toutes ces cases.

Le lait de pâturage concurrent lancé en octobre dernier par le numéro un mondial, Lactalis, avait au contraire fait grincer des dents les éleveurs : ils ne reçoivent qu’1 centime sur les 20 centimes de marge que réalise l’industriel sur ce nouveau produit.

Compenser la chute de la consommation de lait

Pourtant, on le voit dans les nouvelles exigences d’équité des consommateurs, toute la filière a intérêt, pour vendre, à ce que cette montée en gamme bénéficie à tous les maillons de la filière laitière française. Cette montée en gamme est par ailleurs indispensable si le lait de consommation veut préserver ses revenus. Car les volumes vendus chutent de 4 à 5 % par an en France, comme dans tous les pays industrialisés, du fait d’un changement des habitudes alimentaires. Sodiaal souhaite que son lait de pâturage représente 20 % de son lait de consommation en 2020, soit 5 % de sa collecte totale (qui inclut par ailleurs le lait destiné au fromage et aux différents produits laitiers).

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