Nouvelles technologies

Marscopter, le drone des robots martiens

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Maquette d'un drone extraterrestre chargé d’accompagner le futur robot à roues de la mission Mars 2020.
Maquette d'un drone extraterrestre chargé d’accompagner le futur robot à roues de la mission Mars 2020. ©Nasa

« L'idée d'un hélicoptère volant dans le ciel d'une autre planète est palpitante », annonce le site web de l'agence spatiale américaine. Les ingénieurs de la NASA testent un drone extraterrestre qui accompagnera le futur rover de la mission Mars 2020. Un robot à roulettes qui est chargé d’étudier l'habitabilité de la planète rouge.

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Quel que soit les engins martiens qui crapahutent sur Mars, le problème reste identique, ils accomplissent des prouesses mais à la vitesse d’un escargot lancé au galop sur le périphérique pour aller bouloter sa feuille de salade sur le terreplein central ! Une extrême lenteur qui a fini par agacer les internautes surexcités qui visionnent en boucle les tribulations de ces explorateurs mécatroniques extraterrestres sur la chaine YouTube de la NASA, et qui se demandent si un jour prochain, ces engins mettront enfin le turbo. Les ingénieurs de l’agence spatiale américaine rappellent toutefois qu’il ne s’agit pas d’un défaut de conception mais que les terrains accidentés que traversent leurs robots les obligent à la plus grande prudence.

Le moindre obstacle, qui aurait échappé à leur vigilance, et patatras, c’est la catastrophe ! « Allo Houston nous avons un problème », Curiosity et ses 2,5 millions de dollars d’investissements sont perdus. Prendre la voie des airs plutôt que la poudre d’escampette, mais la voilà la solution, ont imaginé les responsables des programmes scientifiques de la NASA, en donnant leur accord pour tester un drone extraterrestre chargé d’accompagner le futur robot à roues de la mission Mars 2020.

L’idée a fait son chemin mais sans se presser, semble-t-il, puisqu’elle date de l'été 2013. Elle se concrétise enfin avec un engin volant de forme cubique de très petite taille : 10 cm de côté pour un poids de seulement 1,8 kg. Les trois pales superposées du Marscopter, ainsi nommé par ses concepteurs, sont contrarotatives.

Elles tourneront à près de 3 000 tours par minute, une vitesse très rapide mais indispensable afin de virevolter dans une atmosphère martienne de très faible densité, qui est 100 fois moindre que la nôtre. La mission du drone sera la reconnaissance du terrain afin de faciliter les déplacements du prochain robot d’exploration. « Avec ce Marscopter, prévu pour monter à une trentaine de mètres de haut, le futur rover Mars 2020 pourrait "voir " dans un rayon de 500 mètres » indiquent les ingénieurs.

L’engin volant carbure au tout électrique en rechargeant ces batteries lithium-ion à l’aide des cellules solaires qui serviront en dehors des séances de vols, à alimenter son chauffage, pour survivre aux températures avoisinant les -70°C des nuits martiennes. A terme, si Marscopter ne s’écrase pas dès sa première sortie, l’agence spatiale américaine envisage d’utiliser le même type de technologie pour explorer par les airs et en détails les moindres recoins de la planète rouge.

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