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Chronique des matières premières

Pétrole: relance de l'investissement en Angola

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Siège de la Sonangol à Luanda.
Siège de la Sonangol à Luanda. REUTERS/Siphiwe Sibeko/File Photo

Investissez en Angola, c'est le message du président João Lourenço en visite en France. De nouvelles facilités aux investisseurs qui se traduisent dans le secteur pétrolier par plusieurs accords entre le géant français Total et la compagnie angolaise Sonangol.

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Total inaugure la reprise des investissements pétroliers en Angola, le deuxième pays producteur africain de brut. Le géant français du pétrole commencera à forer dans l'année qui vient le bloc 48, un nouveau gisement très prometteur en eau profonde. C'est le premier projet d'exploration en Angola depuis 2011.

Qu'est-ce qui a motivé cette décision d'investir à nouveau ?

C'est bien sûr la remontée des cours du pétrole, bien sûr, mais surtout un nouveau climat des affaires en Angola depuis l'élection de João Lourenço. En particulier une amélioration des conditions fiscales des projets. Sans cela, même avec un pétrole plus cher, ils n'auraient pas été rentables, explique le pdg de Total. C'est particulièrement le cas pour les projets plus modestes du type de Zinia 2, qui sont également lancés sur le bloc 17 déjà abondamment foré. L'idée est de créer un puits complémentaire avec un design simplifié, au moyen de plateformes qui se grefferont sur les plateformes flottantes existant déjà sur les grands gisements, comme Girasol ou Dalia, pour exploiter les petites quantités de pétrole encore au fond des océans, au moindre coût.

Total s'est également décidé à ouvrir des stations services en Angola

C'était un des rares pays d'Afrique où le géant français du pétrole n'avait pas de réseau de distribution. Mais l'Angola vient d'ouvrir ce secteur à la concurrence et cela permet à Total de lancer sa propre marque, tout en signant un accord de co-entreprise avec la société nationale Sonangol. La compagnie angolaise espère par ce biais améliorer le service à la population. La compagnie angolaise espère par ce biais améliorer le service à la population. Sonangol, qui était un Etat dans l'Etat du temps de son ancienne pdgère Isabel Dos Santos, veut selon son nouveau patron Carlos Saturnino, réduire la voilure pour se désendetter : se séparer des nombreuses filiales qui allaient des transports aux télécommunications en passant par la finance, pour se recentrer sur les hydrocarbures et devenir selon ses termes un groupe « plus agile ».

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