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Chronique des matières premières

Grêle sur le vignoble français

Audio 01:35
En Charentes, 10 000 hectares du vignoble destiné en majorité à la fabrication du cognac, ont été touchés par les intempéries.
En Charentes, 10 000 hectares du vignoble destiné en majorité à la fabrication du cognac, ont été touchés par les intempéries. GettyImages
Par : Myriam Berber
4 mn

En France, des milliers d’hectares de vignobles ont été détruits par des orages de grêle violents, ce week-end, en Gironde, en Charente et en Charente-Maritime. Pour les viticulteurs, c’est un nouveau coup dur après l’épisode de gel au printemps 2017.

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Branches coupées, bourgeons et premières grappes arrachées.... Le bilan est très lourd pour les vignobles de Bordeaux et de Cognac. Il est tombé, le week-end dernier, plus de 70 millimètres d’eau en un quart d’heure. Un déluge accompagné d’importantes chutes de grêlons, de la taille d’une bille, tapissant les sols sur plusieurs centimètres d’épaisseur. Plus de 6 000 hectares de vignobles bordelais, sur les 112 000 hectares, sont désormais abîmés. Certaines exploitations sont complètement détruites, d’autres partiellement. Les dégâts sont tels que sur certaines parcelles de vignobles rien ne poussera cette année.

En Charente, sur les 75 000 hectares du vignoble destiné en majorité à la fabrication du cognac, plus de 10 000 hectares ont été dévastés. Le secteur de Chablis dans l’Yonne n’est pas épargné. Près de 30 % des parcelles sont touchées. C’est une catastrophe pour les viticulteurs qui ont déjà affronté l’an dernier un double épisode de gel au printemps. Plus d’un tiers de la récolte de bordeaux a ainsi été perdu en 2017. Les vignes mais également les vergers de cerises ont été touchés. Plus de la moitié de la production de cerises a été abîmée dans le secteur de Bonnieux, dans la région du Lubéron, en Provence.

Une cellule d’urgence composée de représentants de la filière et des services de l’Etat va être mise en place pour aider les viticulteurs et les agriculteurs en difficultés. Pour sa part, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) réclame rapidement la proclamation de l’état de catastrophe naturelle afin que les assurances lancent les indemnisations.

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