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Bonjour l'Europe

Autriche: les réfugiés, cible des coupures dans les aides sociales

Audio 03:20
Le chancelier autrichien et président du parti chrétien-démocrate Sebastian Kurz.
Le chancelier autrichien et président du parti chrétien-démocrate Sebastian Kurz. REUTERS/Heinz-Peter Bader

Depuis une semaine, les critiques affluent contre le gouvernement autrichien, une coalition conservateurs-extrême droite. En cause, une réforme controversée du revenu minimum garanti aux personnes sans ressources.

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En allemand, cela s’appelle le Mindestsicherung et la réforme, présentée lundi dernier par le gouvernement, prévoit de plafonner ce revenu minimum garanti à 863 euros maximum par mois et par personne. Néanmoins, tout le monde ne sera pas logé à la même enseigne, d’où les nombreuses critiques de ces derniers jours. En effet, sur ces 863 euros sont compris 300 euros de « prime de qualification professionnelle ». Autrement dit, pour toucher la totalité des 863 euros, il faudra avoir terminé l’école obligatoire en Autriche. Si ce n’est pas le cas, il faudra avoir un niveau d’allemand suffisant, le niveau B1 dans la classification européenne. Tous les Autrichiens pourront donc toucher l’aide complète, mais cela écarte de facto de nombreux étrangers qui n’ont pas tous ce niveau élevé d’allemand. Et dans ce cas, ils ne pourront toucher que 563 euros par mois maximum.

Les réfugiés visés par la mesure

Les prérequis instaurés pour toucher l’intégralité de cette allocation pénalisent directement les réfugiés. D’ailleurs, le chancelier Sebastian Kurz a clairement affirmé que le but était de « lutter contre l’immigration dans le système social ». Mais justement, plusieurs experts affirment dans la presse autrichienne que cette réforme pourrait poser des problèmes juridiques. Selon un spécialiste interrogé par le quotidien Der Standard, cette mesure serait ainsi contraire à une directive européenne qui stipule que les réfugiés doivent bénéficier des aides sociales nécessaires au même titre que les nationaux. Ce sera donc à la Cour constitutionnelle de trancher ce débat dans les semaines à venir.

Associations et oppositions politiques dénoncent cet acharnement

Le parti social-démocrate parle d’une « orgie de coupes » concernant notamment les non-Autrichiens. Cette réforme a été présentée quelques semaines après une autre mesure tout aussi controversée. Le gouvernement a en effet annoncé que les allocations familiales baisseront pour les enfants vivant dans un autre Etat européen et dont les parents travaillent en Autriche. L’allocation sera en fait ajustée au niveau de vie du pays de résidence de ces enfants : elle passera par exemple de 174 à 93 euros pour un enfant résidant en Hongrie et dont les parents travaillent en Autriche.

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