Livre international

«1968 Quand l'Amerique gronde», de Jean Eric Branaa

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La couverture du livre de Jean-Eric Branaa «1968 quand l'Amérique gronde», aux Editions Privat.
La couverture du livre de Jean-Eric Branaa «1968 quand l'Amérique gronde», aux Editions Privat. Editions Privat

A l’heure des rétrospectives, que reste-t-il de l’année 1968 dans la mémoire des Américains ? L’année 1968 est-elle la pire de toute l’histoire américaine ?, s’interroge Jean-Eric Branaa dans son dernier ouvrage 1968 Quand l’Amérique gronde. C’est certes une succession de tragédies avec l’assassinat de Martin Luther King en avril et les émeutes qui s’ensuivent dans une dizaine de villes, le meurtre de Robert Kennedy en juin. Dans le même temps, l’Amérique toute puissante constate que tous les Américains ne profitent pas des retombées des années glorieuses du capitalisme post Seconde Guerre mondiale. Des exclus du système qui se font entendre. Pourtant, certains Américains, à l’instar du président Donald Trump, semblent persuadés que les temps étaient meilleurs en 1968 qu’en 2018. C’est ce paradoxe que Jean-Eric Branaa analyse dans 1968 Quand l’Amérique gronde, publié aux Editions Privat. Jean-Eric Branaa, chercheur associé à l’IRIS, spécialiste des Etats-Unis et maître de conférences à l’université Paris II Panthéon-Assas répond aux questions de Sylvie Noël.