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Agenda culture Afrique

Agenda culture Afrique du 8 au 14 juillet 2018

Audio 04:09
Isabelle Zongo, la fondatrice de la plateforme «Original Foundation»
Isabelle Zongo, la fondatrice de la plateforme «Original Foundation» ©Africultures.com

Où sortir la semaine prochaine ? L’agenda culturel africain avec Anne Bocandé, journaliste culture, rédactrice en chef d’africultures.com.

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Le Bushman Café à Abidjan propose depuis samedi un marché d’artisanats africains.

Passé la porte et les hauts murs qui l’entourent, vous traversez un petit espace verdoyant et arrivez dans le hall du Bushman Café. Dès lors, ce sont pléthores de tableaux, de livres, de statues, de tapisseries, de tapis de couleurs, de carrelages en damier noir et blanc qui s’agencent pour conférer un certain charme à cet espace sur deux étages qui est tout autant un hôtel, un bar qu’un restaurant.

Et... avec sa terrasse sur le toit, le Bushman Café, ouvert en 2016 dans le quartier Riviera d’Abidjan, accueille aussi des événements ouverts au public.

Après notamment le Bushman Film Festival auquel nous assistions il y a quelques mois, aujourd’hui, dimanche, place au « Black market », c’est-à-dire un marché artisanal de créations et produits africains.

L’événement est coorganisé par Original Foundation.

Isabelle Zongo a lancé Original Foundation, une plateforme de promotion des arts et des cultures, qui travaille tout autant sur des volets d’éducation artistique à destination des enfants, de consulting auprès des artistes et artisans pour le développement de leurs stratégies de visibilité numérique, mais elle propose aussi de l’accompagnement événementiel comme elle le fait avec le « Black Market » au Bushman aujourd’hui.

Dans un entretien qu’elle nous a accordé et que vous pouvez lire sur Africultures.com, elle explique je cite : « A travers ce Black Market, nous souhaitons rappeler le traditionnel marché africain. Un espace vivant où l’on retrouve des produits tels que la pharmacopé avec les plantes des herboristes, les huiles et savons traditionnels, les produits et matières telles que les kinté, kita, indigo et aussi des bijoux et accessoires en bronze et étain. Nous accueillons des artisans du Ghana, du Kenya, du Burkina Faso, du Cameroun et de la Côte d’Ivoire. Des artisans sélectionnés pour la touche écoresponsable de leur activité », la fondatrice de Original Foundation.

Direction Hammamet en Tunisie pour du théâtre.

Jalila Baccar et Fadhel Jaïbi, couple d’auteurs et dramaturges pionniers du théâtre contemporain en Tunisie sont sur la scène du festival international de Hammamet, ce soir à 22H, avec leur création « Peur(s) », une interrogation profonde des restes et ressorts de la Révolution tunisienne de 2011 qui a conduit à la chute du dictateur Ben Ali.

Avec ce titre « Pou dansé » du groupe Pachibaba, direction les festivals en France.

Chaque année, les mois de juillet et août voient fleurir une foule de festivals. Des festivals de musique principalement, dont certains font la part belle, cette année, aux expressions artistiques africaines.

Pachibaba sera au festival Jazz à Vienne jeudi prochain et c’est l’énergie et les rythmes d’une musique chargée d’histoire, celle du maloya, venu de l’Océan indien, spécifiquement de la Réunion qui sont ainsi représentés.

Vous y avez peut-être reconnu la voix de Olivier Araste, chanteur phare du groupe Lindigo, groupe de maloya incontournable.

Avec Pachibaba, composé pour partie de l’accordéoniste Fixi et du batteur Cyril Atef, c’est du maloya, de l’afrobeat, de la cumbia.

Un peu plus au sud de Vienne, toujours en France, place au festival les Les Suds, à Arles. Pour cette 23e édition, on note la présence d’Angélique Kidjo, de Gilberto Gil et Roberto Fonseca. Ces deux derniers, respectivement du Brésil et de Cuba, rappellent, quant à eux, s’il le fallait encore, les liens historiques entre les deux continents depuis la traite transatlantique dont témoignent leurs musiques et influences.

Elle est DJ et activiste, elle sera sur la scène des Suds vendredi, une artiste que l’on suit sur Africultures depuis le début des années 2010. Celle qu’on présente souvent comme la première femme DJ en Tunisie porte pour nom de scène Missy Ness. Elle parcourt depuis des années, physiquement et musicalement, les scènes de musiques alternatives notamment en matière électro, drum’n’bass, jungle, avec une véritable connaissance des scènes du monde arabe, de Tunisie bien sûr, mais aussi de Palestine aussi.

Et on terminera par notre coup de cœur Tshegué, avec une énergie dont on ne se lasse pas, puisée dans les souvenirs d'enfance à Kinshasa de l'artiste, et d'influences punk et rock aussi.

Toute l’actualité culturelle des Afriques sur www.africultures.com et sur la page Facebook afriscope.africultures de vos médias : Africultures/Afriscope.

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