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Revue de presse Afrique

A la Une: vive indignation après la diffusion d’une vidéo sanglante au Cameroun

Audio 04:06
© AFP/Pius Utomi Ekpei

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Vidéo choquante pour Cameroun info, qui revient sur cette vidéo de trois minutes, très largement partagée sur les réseaux sociaux et qui montre deux hommes habillés en uniformes de l’armée camerounaise exécuter sommairement deux femmes et des petits enfants.

« Des images choquantes, donc qui ont provoqué la réaction du gouvernement »écrit le journal, qui cite le porte-parole du gouvernement. « Issa Tchiroma estime qu’il s’agit là d’une manœuvre de désinformation grossière dont les faits projetés n’ont aucun rapport avec l’action menée par les forces de défense et de sécurité dans le cadre des missions qui leur sont confiées. »

Une sortie du porte-parole du gouvernement prise à contre-pied par le Réseau des défenseurs des droits de l’homme en Afrique centrale, poursuit le journal. L’ONG soutient qu’il s’agit bien de militaires camerounais et réclame des sanctions.

Le gouvernement a annoncé l’ouverture d’une enquête.

En attendant, au Burkina, l’Observateur Paalga s’interroge : « Ils n’ont pas pu faire ça ! On n’ose pas croitre que les images qui circulent en boucle sur les réseaux sociaux sont véridiques et authentiques. Comment croire en effet que des soldats de l’armée régulière camerounaise aient abattu de sang-froid deux femmes et deux enfants en bas âge dont un bébé ».

« Ces bourreaux font-ils réellement partie des effectifs de la grande Muette ? Leurs 4 victimes étaient-elles des Boko Haram ? Ce sont là des questions qu’on ne peut que se poser » écrit le journal,« quand on sait qu’avec les technologies de l’information les fake news, l’intox et la falsification de l’information sont devenus monnaie courante. Pour autant on aurait tort de crier tout de suite à la cabale pour salir l’image des militaires camerounais. Cela d’autant plus que pour les spécialistes, aussi bien la tenue des soldats que le français qu’ils utilisent dans la vidéo renvoient à l’armée camerounaise, sans oublier le paysage qu’on aperçoit en arrière-plan, qui s’apparenterait à celui de l’extrême nord du Cameroun ».

« Il faut donc espérer », conclut le journal « que l’enquête ouverte par les autorités camerounaises pour établir l’authenticité de la vidéo et prendre le cas échéant les mesures idoines soit vite bouclée ».

L’affaire de cette vidéo virale suscite aussi l’intérêt du site Africanews qui rappelle qu’au mois de mai, le gouvernement camerounais avait admis des traitements humiliants contre un présumé leader sécessionniste après la large diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant un gendarme molestant un homme. Et qui ajoute que les ONG de défense des droits de l’Homme de même que certaines diplomaties occidentales accusent le Cameroun de certaines violations des droits humains dans ses deux guerres : l’une contre Boko Haram, l’autre contre les sécessionnistes armés anglophones.

Le congrès du MLC en République Démocratique du Congo est également à la Une

Pour Le Potentiel, Jean Pierre Bemba est le grand absent de ce congrès du MLC et le journal de Kinshasa souligne que le parti appelle à l’unité de l’opposition pour assurer l’alternance au pouvoir.

Pour le journal burkinabé Le Pays, une question se pose ce matin : quelles chances pour jean Pierre Bemba ? Le père fondateur du parti, acquitté en appel par la Cour pénal internationale le 8 juin dernier après 10 ans passés derrière les barreaux.

Pour Le Pays, l’ouverture du congrès s’est déroulée dans une ambiance folklorique sur fond de chants entonnés par les militants à la gloire de leur mentor « Bemba, fils du pays » « il revient ce fils du Congo, Bemba est en route »

La secrétaire générale du MLC a saisi l’occasion de tirer à boulets rouges sur ceux qu’elle appelle les prophètes de malheur qui ont conspiré toutes sortes de stratégies pour couler le MLC et son leader.

Alors, le journal souligne que pour l’instant le MLC n’a pas encore officiellement désigné celui qui défendra les couleurs du parti lors de la présidentielle programmée à la fin de l’année. Mais tout porte à croire que ce sera Bemba que d’aucuns considèrent comme le candidat naturel du parti, à même de faire bouger les lignes.

Cela dit, prévient le journal, Bemba a-t-il des chances de participer à la prochaine présidentielle ? Car faut-il le rappeler écrit Le Pays, Bemba réside actuellement en Belgique et attend la décision finale de la CPI afin d’être situé sur son sort dans une autre affaire. Jusqu’à quand ? Difficile d’y répondre.

La République populaire de Chine officiellement installée au Burkina-Faso

Après la reprise des relations diplomatiques en mai dernier, après un quart de siècle de séparation, l’Observateur Paalga salue la lune de miel entre les deux pays.

Et c’est l’hôtel Laïco qui a été choisi pour la consommation de ce mariage de raison entre le Burkina faso et la Chine continentale.

De son côté le quotidien burkinabé Aujourd’hui en profite pour revenir sur la nouvelle tournée africaine du président chinois. Xi Jinping sera sur le continent du 20 au 27 juillet. Il ira au Sénégal, au Rwanda et en Afrique du Sud. Il devrait participer à la réception officielle du Musée des civilisations noires de Dakar, une infrastructure culturelle financée par l’empire du Milieu écrit Aujourd’hui.

Au Rwanda, Xi Jinping devrait aussi signer des accords de coopération avec son homologue Paul Kagamé, président en exercice de l’Union africaine. Les entretiens entre les deux hommes porteront également sur les préparatifs du prochain sommet Chine-Afrique, prévu en septembre 2018, à Pékin.

Enfin en Afrique du Sud, il participera au sommet des BRICS .

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