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Revue de presse française

A la Une: le Brexit à Brégançon

Audio 06:14
Emmanuel Macron et Theresa May à Brégançon.
Emmanuel Macron et Theresa May à Brégançon. Reuters
12 mn

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C’est la tradition pour les présidents français, des vacances à Brégançon, où le couple Macron a reçu hier soir à dîner la Première ministre britannique Theresa May et son époux. Avant le dîner, les discussions ont porté sur le Brexit, c’est-à-dire la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Le Brexit, donc, qui « s’invite à Brégançon », lance Le Parisien, « entre autres, la question sensible de la frontière terrestre entre l’Irlande du Nord (concernée par le Brexit) et l’Irlande (membre de l’UE) » souligne ce journal.

Cette rencontre avait pour but de « contourner l’inflexibilité de la Commission (européenne) en s’adressant directement au président français », pointe Le Figaro.

Attention, prévient le journal La République des Pyrénées, le camp britannique « favorable à un Brexit dur ne se retrouve pas dans les dernières propositions de Theresa May trop conciliante avec l’Europe. Depuis le Brexit, la Grande-Bretagne ne sait plus où elle est. L’absence de “deal” avec l’Europe fait même ressurgir des perspectives de guerre civile » outre-Manche !

Les Macron à la piscine

Mais ça, c’était hier. A présent, place au repos. Et à la réflexion. Pour Emmanuel Macron, ce seront en effet « quinze jours de réflexion, a calculé Le Figaro, (lesquels quinze jours ne seront) pas de trop pour retrouver la recette de la “grinta” qui l’a porté au pouvoir ». Pas de trop en effet, car « les Français montrent à présent des signes d’impatience », énonce ce quotidien, et la majorité dont dispose le président « n’apparaît pas d’une solidité à toute épreuve. Emmanuel Macron veut “repartir encore plus fort” à la rentrée. Sa force dépendra de sa capacité à se concentrer sur l’essentiel, sans s’égarer dans d’inutiles polémiques », préconise Le Figaro.

D’ici là, place à la « com » », prédit le journal Le Midi Libre, autrement dit la communication. « Pour entretenir son côté glamour, le couple présidentiel a choisi le repos langoureux au bord du bassin, façon Romy Schneider et Alain Delon. Du pain bénit pour les paparazzis déjà à l’affût autour de la forteresse varoise. S’il y a peu de chance d’apercevoir l’actuel chef de l’État dans le plus simple appareil comme autrefois Jacques Chirac, on peut s’attendre à découvrir au cours de l’été certains clichés “volés” de ce moment de détente dans un célèbre hebdomadaire parisien ».

La « com » » ? Le quotidien septentrional La Voix du Nord, qui en a vu d’autres, met en garde contre l’été, qui peut être « meurtrier en termes de popularité comme il le fut pour François Hollande et ses premières vacances de “président normal” en polo et claquettes sur la plage ».

Comme le résume Le Courrier Picard, pour Emmanuel Macron et ses troupes, il s’agit de « reprendre la main sur l’actualité dès la fin du mois d’août et ainsi définitivement tourner la page Benalla ».

Les fantômes des présidents

Justement, après le feuilleton de « l’affaire Benalla », qui n’a a priori pas fini de faire parler de lui, place dans la presse au feuilleton de Brégançon. Celui que publie Libération ce matin s’intitule « Les fantômes de Brégançon ». Un roman-photo avec, dans le rôle principal, Emmanuel Macron. Tout commence bien avec l’arrivée de la piscine hors sol. « Tout a été fait pour combler d’aise le président et la première dame », énonce le roman-photo, qui se poursuit avec des souvenirs de Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, François Mitterrand ou Nicolas Sarkozy. Chacun y va de sa petite blague. « A Brégançon, je suis folle de la messe, dit ainsi Bernadette Chirac. Je me demande si les Macron aussi ? ». Sur les remparts du fort, Cécilia Sarkozy adresse un petit mot à l’épouse de l’actuel président : « Vous verrez Brigitte, pour une première dame, Brégançon, c’est la barbe ! », dit-elle. Et cet épisode des « Fantômes de Brégançon » publié par Libération s’achève sur cette question posée par Charles de Gaulle : « Qui imagine le général de Gaulle faire bronzette avec Yvonne ? ». On le voit, la presse, elle aussi, a pris ses quartiers d’été.

Torpeur et spleen tropicaux à Bamako

Pas de vacances en revanche au Mali, mais un sentiment d’apathie à l’annonce des résultats du premier tour de la présidentielle. Des résultats « accueillis dans l’indifférence par des Maliens désabusés », a constaté sur place Le Figaro. Ce journal dépeint même une « ambiance de fin de mariage raté » à Bamako, la capitale, à l’annonce desdits résultats, faite via un « communiqué, presque en catimini », et l’explique par « les craintes du gouvernement d’une réaction populaire alors que le poids de la vie quotidienne ne s’allège pas » au Mali. Toutefois, prédit Le Figaro, le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta est « en marche vers sa réélection ».

« “IBK” frappe fort dès le premier tour », confirme Libération. Le président sortant a pris une « sérieuse avance », estime ce journal. Toutefois, relève Libé, « des recours seront vraisemblablement déposés devant la Cour suprême ». Du reste, complète-t-il, Soumaïla Cissé « a répété (hier) que le scrutin n’était “ni sincère, ni crédible” ».

Succès suspect à Harare

Pas de seconde manche en revanche au Zimbabwe, où Emmerson Mnangagwa a été élu dès le premier tour, victoire que Le Figaro trouve « douteuse ». A Harare, la capitale, ce journal constatait hier soir que régnait un « silence de deuil ». Emmerson Mnangagwa, « porté par l’armée en novembre dernier », rappelle Le Figaro, avait été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle, très tard dans la nuit, avec 50,8 % des voix. Nelson Chamisa, candidat perdant du MDC (Mouvement pour le changement démocratique), qui obtenait 44,3 % des voix, « rejette en bloc les résultats ». Et Le Figaro de prédire que « la route vers le changement dont tous les Zimbabwéens rêvent promet d’être longue ».

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