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Atelier des médias

Rencontre avec James Dunne, citoyen et lanceur d’alerte

Audio 48:30
James Dunne a remporté toutes ses batailles judiciaires et peut aujourd’hui se reconstruire une stabilité. (photo d’illustration)
James Dunne a remporté toutes ses batailles judiciaires et peut aujourd’hui se reconstruire une stabilité. (photo d’illustration) © CC0 via Pixabay

Alors que le Parlement français risque de renforcer dangereusement le secret des affaires, l’Atelier donne la parole à James Dunne, un citoyen qui a révélé les secrets délétères de son employeur, l’entreprise Qosmos spécialisée dans la surveillance numérique.(Rediffusion du 7 avril 2018).

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C’est l’histoire d’un « simple citoyen ». James Dunne a travaillé pendant des années pour Qosmos, une entreprise française spécialisée dans l’inspection profonde des paquets numériques ou DPI. Dès 2007, il se dit que cette technologie peut être utilisée à des fins d’espionnage. Qosmos l’assure du contraire à plusieurs reprises, mais James Dunne continue à douter. En 2009, il copie des documents internes et les cache derrière son canapé.

En 2011, puis 2012, la presse révèle que Qosmos a participé à au moins deux programmes de surveillance de masse, pour le compte de dictatures sanguinaires : « Eagle » pour la Libye de Kadhafi, et « Asfador » pour la Syrie d’Assad. James est sous le choc. Il arrête de travailler et communique ses documents au site Mediapart, à la Fédération internationale des droits de l’Homme, puis à la justice française. Fin 2012, il est licencié.

Pendant quatre ans, James Dunne affronte des procès en diffamation, une dépression et des difficultés matérielles. Il remporte toutes ses batailles judiciaires, finit par retrouver un emploi, et peut aujourd’hui se reconstruire une stabilité. Il témoigne au micro de Léo Caravagna.

Version Longue : Rencontre avec James Dunne, citoyen et lanceur d’alerte

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