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Revue de presse Afrique

A la Une: Macron et l’Afrique

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Le président français lors de son discours annuel devant les ambassadeurs français dans le Monde.
Le président français lors de son discours annuel devant les ambassadeurs français dans le Monde. REUTERS/Philippe Wojazer/Pool

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Le discours de politique étrangère prononcé hier, lundi 27 août, devant les ambassadeurs français par Emmanuel Macron, ce discours a été très suivi dans les médias ouest-africains et plutôt apprécié. « Macron a réaffirmé hier qu’il jetait son va-tout dans la Force du G5-Sahel, constate le quotidien Aujourd’hui à Ouagadougou. Extrait du discours du président Macron : "cette organisation est la seule qui, dans la durée, permettra la stabilité parce qu’elle implique pleinement cinq pays du Sahel concernés à leur propre sécurité. Il nous faut veiller à sa mise en œuvre et, dans les prochaines semaines et les prochains mois, nous aurons à conduire de nouvelles opérations conjointes avec ces forces du G5". »

Et Aujourd’hui de poursuivre : « que l’Hexagone veuille rester au Sahel via Barkhane, jusqu’à ce que la Force G5 prenne le relais, a toujours été réaffirmé, mais le temps commence à être long et il faudra bien que l’argent pour la pérennisation de cette opération soit rassemblé. Voilà donc qui est clair à ce propos. Il reste à espérer, estime encore le quotidien burkinabé, que cette "politique française de l’Afrique" ne soit pas trop dirigiste, trop paternaliste, trop dans l’ingérence. Car, même si l’Afrique est en voie de développement, elle a aujourd’hui aussi compris qu’elle comptait désormais et que l’offre de partenariat devenait de plus en plus large… Hier lundi, conclut Aujourd’hui, c’est encore un président français qui a répété sa volonté de nouer des rapports décomplexés avec l’Afrique, loin des clichetons paternalistes chiraquiens, de la condescendance sarkoziste, ou de la fausse neutralité hollandienne. »

Une diplomatie multidimensionnelle

Ledjely en Guinée a également apprécié les propos du président français : « celui qui a le mieux compris l’impératif sécuritaire en Afrique, c’est bien Emmanuel Macron. Lui dont le pays a encore des centaines d’hommes dans la zone sahélienne à travers notamment l’opération Barkhane. […] En effet, constate le site d’information guinéen, la sécurité dans le Sahel en général et la lutte contre le terrorisme en particulier restent la priorité de la diplomatie française en Afrique. Emmanuel Macron l’a lui-même rappelé hier. Ainsi, c’est en tenant compte de cet objectif que les autorités françaises comptent aider au retour de la paix en Libye. Même l’aide au développement est désormais indexée à la lutte contre le terrorisme, relève encore Ledjely. L’idée étant de pallier la pauvreté, la misère de la population ainsi que le chômage des jeunes qui sont les faiblesses que les terroristes ont tendance à exploiter. Parallèlement à cette bataille, Emmanuel Macron, comme il le martèle depuis son élection, entend établir un nouveau rapport à l’Afrique. A l’approche ancienne, il veut substituer une diplomatie multidimensionnelle (environnement, éducation, économie, droits de l'Homme, démocratie) et multiacteurs (société civile, investisseurs, jeunesse, etc.). Mais force est de reconnaître que la mutation demeure relativement lente, déplore Ledjely. Au point que par rapport à beaucoup d’engagements, on en reste encore aux "nobles intentions". »

Ballets diplomatiques

Diplomatie toujours, avec de nombreux chassés-croisés entre le continent et le reste du monde. « Le chapitre sécuritaire est également prévu au menu des discussions que Theresa May aura avec les responsables en Afrique du Sud, au Nigeria et au Kenya, en marge de la tournée qu’elle commence ce mardi, note Ledjely. Même si son déplacement, essentiellement dicté par le besoin de préparer l’après-Brexit, a une dimension fortement économique, la Première ministre britannique se veut cependant réaliste. »

Alassane Ouattara, est en Chine depuis hier, note Fraternité Matin en Une. Un voyage de quatre jours axé sur les questions économiques et la coopération entre les deux pays.

Le président kényan, Uhuru Kenyatta, poursuit sa visite aux Etats-Unis, une visite officielle de quatre jours là aussi, à l’invitation de Donald Trump. Commentaire du Pays au Burkina : « on espère que cette invitation d’un président africain par Donald Trump en appellera d’autres, en attendant que l’iconoclaste président se décide à fouler le sol du continent noir pour dissiper tous les malentendus, tant on se demande parfois s’il n’a pas que des clichés sur cette région de la planète. »

La presse kényane, pour sa part, s’intéresse surtout ce matin à la rencontre prolongée hier entre les deux first ladies, Margaret Kenyatta et Melania Trump qui, d’après le Daily Nation, « se sont concentrées sur leurs objectifs communs et leurs initiatives respectives en faveur des enfants. »

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