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Aujourd'hui l'économie

L’Indonésie en première ligne face aux catastrophes naturelles

Audio 04:23
L'archipel indonésien est particulièrement exposé aux cataclysmes naturels.
L'archipel indonésien est particulièrement exposé aux cataclysmes naturels. REUTERS/Antara Foto

A cause de sa géographie, l'archipel indonésien est particulièrement exposé aux cataclysmes et la reconstruction représente un coût économique de plus en plus important pour ce pays émergent. Cela remet-il en question la récente priorité donnée au développement du tourisme ?

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Avec 2 341 catastrophes naturelles répertoriées en 2017 par l’agence nationale chargée de gérer ces désastres à répétition, l’Indonésie apparaît comme l’un des pays les plus vulnérables au monde. C’est aussi un pays qui accueille un nombre croissant de touristes : neuf millions de visiteurs en 2015 et 20 millions l’an prochain promet le président Joko Widodo. Après son élection en 2014, il a misé sur cette activité et sur l’industrie, pour accélérer la croissance, pour redistribuer des revenus et des emplois sur tout le territoire. En Indonésie, la nature est à la fois un trésor à exploiter et une malédiction puisque l’archipel est situé sur la ceinture de feu, une zone de très forte activité sismique.

Quelles sont les conséquences économiques de ces catastrophes ?

A chaque fois qu’un désastre survient, les Indonésiens sont sommés de sécher leurs larmes et de reconstruire afin que l’activité reprenne au plus vite. C’est ce qui a été demandé cet été aux habitants de Lombok, l’île qui a été frappée par une série de tremblements de terre meurtriers. 10% de la population de Lombok vit encore dans des abris provisoires. 70 000 bâtiments ont été détruits. Difficile dans ces conditions de retrouver immédiatement une activité normale. Et pourtant, le gouvernement a déjà annoncé l’organisation d’un marathon à la fin du mois d’octobre pour redonner du lustre à cette destination dont il voudrait faire un nouveau Bali.

Redresser l’image d’un pays touristique

Les touristes reviennent en général plus vite dans un pays affecté par le terrorisme que dans un pays touché par un cataclysme naturel en raison des délais de reconstruction. En termes macroéconomiques, l’Indonésie est a priori assez dynamique et résiliente pour encaisser ses avanies. Elle a démontré jusqu’à maintenant une très forte capacité de rebond. Le tsunami de 2004 qui a dévasté Aceh et provoqué la mort de 200 000 personnes a été la plus grande épreuve à surmonter. Depuis, le pays enregistre une croissance régulière de 5 à 6 % par an, un taux à peine écorné par la facture des multiples reconstructions. Mais le gouvernement doit néanmoins apprendre à intégrer ce risque naturel parce qu’avec le changement climatique, les cataclysmes sont de plus en plus fréquents et violents. La mer de Java est en train de monter, les personnes déplacées se comptent aujourd’hui par millions dans l’archipel indonésien. Ce fardeau socio-économique que le gouvernement devra de plus en plus prendre en compte dans ses choix économiques.

Pourquoi le président Joko Widodo a-t-il voulut développer le tourisme ?

Pendant longtemps l’Indonésie a surtout exploité les richesses de sa terre en exportant du charbon et de l’huile de palme. Mais avec la chute des cours et la mauvaise réputation dont souffre la production de ces deux matières premières, le président Joko Widodo a voulu réorienter le développement sur d’autres bases. Le tourisme étant un moyen rapide de créer des emplois et de fournir des devises. Il représente aujourd’hui à peu près 6 % du PIB ; 12 millions d’emplois en dépendent.

 

EN BREF

Ottawa et Washington ont finalement trouvé un compromis sur la réforme de l’Alena. L’Alena dénoncé par Trump s’appelle dorénavant l’accord économique Etats-Unis Mexique Canada. Les Américains ont grappillé un meilleur accès au marché canadien du lait. Une concession faite par Ottawa pour obtenir le maintien du mécanisme de règlement des différends auquel le gouvernement tient beaucoup.

Aux Etats-Unis l’administration Trump poursuit la Californie où vient d’entrée en vigueur une loi sur la neutralité de l’internet. Cette loi californienne préserve l’égalité des citoyens dans l’accès aux contenus, elle empêche les fournisseurs d’accès à moduler la vitesse du débit en fonction de la nature des données qui transite par leurs tuyaux. Les géants du web sont favorables à cette neutralité en revanche l’administration fédérale l’a abandonné en juin dernier.

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