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Le coq chante

Le Centre national d’Insémination artificielle animale du Mali

Audio 29:00
Diakaridia Traoré, professeur d’amélioration génétique animale, directeur général du Centre nationale d’Insémination artificielle animale.
Diakaridia Traoré, professeur d’amélioration génétique animale, directeur général du Centre nationale d’Insémination artificielle animale. RFI/Sayouba Traoré
Par : Sayouba Traoré

Aujourd’hui, nous allons parler d’insémination artificielle pour l’amélioration génétique des races locales dans les pays du Sahel, avec l’exemple du Mali, pays qui s’est dotéd’un Centre national d’Insémination artificielle animale.Pour comprendre les enjeux de cette affaire, il faut connaître l’importance de l’élevage au Mali. En effet, le Mali est un pays d’élevage à vocation essentiellement agro-pastorale.

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Ce riche capital animal comprend pratiquement toutes les espèces d’animaux domestiques et près d’une trentaine de races animales. Le cheptel national, pour se limiter aux ruminants, compte aujourd’hui environ 9 millions de bovins, 13 millions d’ovins, 18 millions de caprins et de 960.000 camelins. Dans les économies des familles, on a l’agriculture, puis immédiatement après l’élevage. Les productions végétales pour se nourrir, et l’élevage comme source de revenus financiers, surtout les années où la production agricole est déficitaire.

L’élevage tel que pratiqué traditionnellement, c’est ce que les spécialistes appellent un élevage transhumant. C’est-à-dire que tout au long de l’année, l’éleveur conduit son troupeau à travers la savane, à la recherche de points d’eau et de pâturage. Et souvent, dans cette promenade éternelle, l’animal dépense plus qu’il ne gagne physiquement. Ce qui fait qu’une famille peut avoir 200 têtes, pour un résultat quasi-nul.

Pour changer les choses, l’action est double. Faire un croisement entre les races locales, plus résistantes aux conditions climatiques et les contraintes du milieu sahélien, avec des semences de races étrangères, plus productives que ce soit en viande ou en lait. Ensuite travailler à conserver les races locales, afin de pouvoir procéder à leur amélioration génétique par un travail de sélection. Toutefois, il est illusoire de vouloir mener une telle action sans la participation, sinon même la complicité, des familles d’éleveurs dans les villages. Il est impératif de permettre une meilleure appropriation des activités d’insémination artificielle par les éleveurs et leur prise en charge par les professionnels. Autrement dit, il faut recycler les agents d’encadrement qui sont déjà sur le terrain, former des nouveaux agents en plus, et étendre l’action au niveau des principaux bassins de production.

De g. à dr. : Beydi Amadou Dembélé, Diakaridia Traoré, Amadou Napo et Ibrahima Bathily.
De g. à dr. : Beydi Amadou Dembélé, Diakaridia Traoré, Amadou Napo et Ibrahima Bathily. RFI/Sayouba Traoré

Invités :

  • Amadou Napo, docteur vétérinaire à la retraite, consultant élevage à Bamako
  • Diakaridia Traoré, professeur d’amélioration génétique animale, directeur général du Centre national d’Insémination artificielle animale
  • Ibrahima Bathily, responsable du Service de diffusion de l’insémination artificielle du Centre national d’Insémination artificielle animale
  • Beydi Amadou Dembélé, architecte agréé à Bamako.

Production : Sayouba Traoré
Réalisation : Ewa Moszynski

 

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