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Reportage Afrique

Nigeria: la réhabilitation des toxicomanes à Kano [2/3]

Audio 02:09
Une bouteille de sirop pour la toux souvent utilisé par les addictes à la codéine. Cette drogue est interdite au Nigeria depuis le mois de mai 2018.
Une bouteille de sirop pour la toux souvent utilisé par les addictes à la codéine. Cette drogue est interdite au Nigeria depuis le mois de mai 2018. Wikimedia Commons Domaine public

À Kano, des centaines de milliers de personnes de tous les milieux sociaux seraient complètement accros à la codéine. L’importation et l’utilisation de ce médicament sont interdites au Nigeria depuis le mois de mai. Cette substance appartenant à la famille des opiacés provoque une forte dépendance physique et psychologique. L’agence fédérale de lutte contre la drogue à Kano mène un gros travail de répression, mais aussi de réhabilitation de toxicomanes.

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« J’ai choisi cet endroit parce que c’est le seul endroit où je peux obtenir de l’aide professionnelle. En raison de la récente dépendance dans laquelle j’étais empêtré. Vraiment, c’est le meilleur pouvant accueillir une personne comme moi, et de loin... », explique Martins qui suit une cure de désintoxication.

Ce programme est proposé et géré par l’agence de lutte contre la drogue de Kano. Cela fait 10 ans, Martins consomme codéine et cannabis de manière intensive : « Je vais mieux depuis mon arrivée ici. Ce n’est plus comme avant... Maintenant, j’arrive à me concentrer sans perdre la tête. Penser positif. Pour même faire des choses que je ne pouvais plus faire auparavant. Comme avant ma cure de sevrage, il y avait tant de choses que je ne pouvais pas faire sans me droguer. Mais maintenant, je peux vivre sans drogue... Mon corps a subi beaucoup de changements, beaucoup de douleurs. Mais maintenant, je vais mieux. Je me remets en ce moment des effets néfastes des produits. »

Soutien psychologique et cours de religion

En moyenne, les bénéficiaires sont hébergés au minimum 3 mois. Mallam Mustapha, l’un des éducateurs spécialisés en charge du suivi et de l’accompagnement détaille leurs actions : « Nous leur proposons un soutien psychosocial. Nous avons aussi des cours de religion, qui nous permettent de prêcher auprès des bénéficiaires inscrits sur ce programme de désintoxication. »

Comme la majorité des autres pensionnaires, Umaru ne s’est pas inscrit de son plein gré pour suivre cette cure : « J’en voulais tellement à mes parents. J’étais très en colère quand ils m’ont laissé ici dans ce centre. Un peu plus tard, j’ai finalement pris conscience que mes parents voulaient que j’arrête de consommer des produits stupéfiants. C’est la vraie raison de ma présence ici. »

Pour l’instant, Umaru supporte plutôt bien son sevrage de codéine et de cannabis : « Je voudrais être en situation de travailler. Je veux si possible une activité qui m’accapare la majorité de mon temps disponible de repos. »

Dans quelques semaines, cet ex-étudiant en droit retrouvera son environnement familier.

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