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Chronique des matières premières

Ascoval: l’acier du futur a encore un avenir en France

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Employés d'Ascoval à Saint Saulve dans le Nord le 12 décembre 2018.
Employés d'Ascoval à Saint Saulve dans le Nord le 12 décembre 2018. FRANCOIS LO PRESTI / AFP

Jour fatidique pour Ascoval, l'aciérie de Saint-Saulve, dans le nord de la France. Sauf surprise, le tribunal de Strasbourg devrait se prononcer pour la reprise de l'usine par la société franco-belge Altifort, après quatre ans de rebondissements.

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L'avenir sourit enfin aux 281 salariés d'Ascoval. Le plan du petit groupe métallurgique franco-belge Altifort (1 500 salariés, basé à Ham dans la Somme), seul repreneur en lice, a convaincu depuis la semaine dernière tous les conseillers du tribunal de grande instance de Strasbourg. L'aciérie, considérée comme un fleuron de la métallurgie française, va pouvoir maintenir allumé son four électrique.

Soutien de Bercy

ll y a moins de deux mois, tout semblait pourtant perdu pour Ascoval. Son ancien propriétaire et principal client, le géant français du tube sans soudure Vallourec, refusait de poursuivre ses achats d'acier pendant un an et demi, c'était pourtant la condition posée par Altifort à la reprise de l'entreprise. Mais avec le soutien in extremis du gouvernement français, Altifort a revu son plan de financement sans le soutien de Vallourec, dont les achats s'arrêteront dans un mois ou deux : 150 millions d'euros dont quelque 50 millions d'euros de fonds publics. La construction d'un laminoir à fil permettra de satisfaire de nouveaux clients.

Usine moderne

Ce plan avait toutes les raisons de convaincre le tribunal qu'Ascoval a un avenir, assure un proche du dossier. L'aciérie n'a besoin d'aucun investissement significatif, elle a été complètement rénovée par Vallourec avant que ce dernier ne s'en sépare, surendetté par son investissement brésilien. Ascoval fabrique de l'acier à partir de ferrailles, et cette matière secondaire est moins coûteuse en France parce qu'abondante, la France en exporte même.

Nouveaux débouchés

L'électricité est également moins chère que chez les concurrents allemand et suisse. Et le rendement s'est encore amélioré de 25 % avec une chasse au gaspillage depuis le début de l'année dans l'usine, pour convaincre les repreneurs. Enfin Altifort a déjà racheté des tréfileries à Arcelor et Vallourec, ce qui assure de nouveaux débouchés, les clients ont déjà manifesté leur intérêt.

De quoi assurer la pérennité d'Ascoval, dont l'aciérie électrique est considérée comme l'avenir de la sidérurgie, basé sur le recyclage plutôt que sur la consommation de fer et de charbon.

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