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Revue de presse française

A la Une: la fraternité de Noël

Audio 06:14
Un manifestant déguisé en père Noël lors de la manifestation des «gilets jaunes» à Paris, le 15 décembre.
Un manifestant déguisé en père Noël lors de la manifestation des «gilets jaunes» à Paris, le 15 décembre. REUTERS
13 mn

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Avant de repartir pour une année d’actualité morose, la presse nous offre ce matin des belles histoires, des histoires d’engagement.

Comme dans les colonnes de Libération. Le quotidien nous raconte l’histoire de Jacques Montal, ce retraité de la SNCF qui se démène pour sauver la petite gare de sa ville.

Assier, dans le Lot, à peine, 700 habitants.

Le village est toujours desservi par le train de nuit Paris-Rodez, mais jusqu’à quand ? Les habitants eux, vouent en tout cas un véritable culte à celui qu’ils appellent « leur héros ».

La fraternité encore en Une de La Croix qui revient sur le message de Noël du pape François hier à la basilique Saint-Pierre. Des vœux de fraternité « entre personnes de chaque nation et de chaque culture ».

Dans les colonnes du journal, un long reportage sur l’exil et sur ces familles mexicaines séparées : certaines vivent au Mexique, d’autres aux Etats-Unis, de l’autre côté de la frontière. Des familles qui envoient de l’argent et qui font aussi, quand elles le peuvent, le voyage vers le Mexique pour Noël. Le reportage nous emmène ainsi dans l’Etat de Querétaro qui accueille une de ces « caravanes ».

L’esprit de Noël, justement, a-t-il une date de péremption ? Se demande Alain Rémond dans un billet dans La Croix. Et bien parfois il sert en tout cas à se donner bonne conscience.

Et puis il y a ceux qui ne sont tout simplement pas concernés. Le Parisien se demande ainsi pourquoi Donald Trump est fâché avec l’esprit de Noël et raconte la soirée passée par le couple présidentiel qui a répondu au téléphone aux appels d’enfants américains. Jusqu’à celui du petit « Coleman » 7 ans à qui le président a demandé « et tu crois encore au père Noël ? Je demande ça parce que cela devient marginal à 7 ans ».

Incroyable bévue qui enflamme depuis hier les réseaux sociaux.

Certains Français ont, eux, passé Noël dans le froid.

Comme ceux qui vivent dans un habitat insalubre. « Habitat insalubre : les raisons d’un mal français ». Grand dossier en une du Monde. Le quotidien du soir rappelle que le nombre de bâtiments insalubres ne cesse de progresser dans certaines régions. Marseille en compte 40 000, L’Ile-de-France près de 160 000.

A paris, cela représente 6,5 % du parc privé.

Alors pourquoi l’habitat insalubre ne se résorbe pas ? C’est un échec collectif. Des copropriétaires qui ne font plus face aux charges, la défaite des collectivités locales, l’avidité de certains prêts à tout pour louer au prix fort un bien dégradé ou encore des procédures complexes pour en sortir.

L’habitat indigne également à la une de Ouest France. Le quotidien souligne, là aussi, que le problème relève d’une réalité multiple. Et parmi les conséquences du mal-logement, évidemment, l’explosion de la facture énergétique. En Dordogne, Sud-Ouest titre ainsi sur les astuces pour se chauffer moins cher.

La presse qui revient sur la pétition engagé par quatre ONG contre l’Etat pour inaction climatique

Dans les colonnes du Parisien, l’interview exclusive du ministre de la Transition écologique François de Rugy. Le gouvernement qui sort de son silence alors que 1,7 million de personnes ont signé la pétition. Réponse de François De Rugy : « ce n’est pas dans un tribunal qu’on va faire baisser les émissions de gaz à effet de serre ». Le ministre se dit néanmoins « agréablement surpris par la mobilisation » et promet d’y répondre point par point.

Dans son éditorial, le quotidien La Croix évoque de son côté la valse des pétitions et rappelle que le mouvement des gilets jaunes est parti, lui aussi, d’une pétition. Une manière de s’exprimer qui révèle, je cite « un besoin confirmé d’interpeller directement les pouvoirs publics sans autre forme d’intermédiations ». La Croix qui met néanmoins en garde : attention à ne pas entretenir un face à face stérile entre l’Etat « suppôt de nos malheurs » et le peuple « victime de l’action ou de l’inaction de l’Etat ».

Le quotidien Libération, lui, préfère tabler sur l’avenir avec un long dossier ce matin sur le « Plant B pour l’agriculture », frappée de plein fouet par le réchauffement climatique. Comment nourrir l’ensemble de la population mondiale tout en s’adaptant à la hausse des températures. Libération prend l’exemple du café, du riz et du maïs. Et le quotidien rappelle que ce sont les pays du sud qui sont en première ligne.

« Noël noir sur les marchés financiers » à la une du Figaro.

Fin d’année tourmentée pour les marchés souligne Le Figaro. A la veille de Noël, Wall Street s’est enfoncé dans le rouge après avoir clôturé vendredi sa pire semaine depuis la crise financière de 2008. Voilà qui n’est pas de bon augure pour l’an prochain. Et l’une des raisons souligne Le Figaro, ce sont les critiques du président américain Donald Trump vis-à-vis de la Fed, la banque centrale   américaine. Donald Trump lui reproche   d’avoir relevé ses taux et fait monter le dollar.

Autre motif d’inquiétude, peut-on lire : le secrétaire d’Etat au Trésor qui a convoqué une réunion avec le « groupe de protection contre les plongeons boursiers ». Les Echos soulignent de leur côté qu’on est bien loin des performances épatantes de Wall Street lors de la première année de mandat du président et que ce sont les marchés émergents qui ont le plus souffert cette année. « L’économie mondiale va ralentir en 2019 » prévient Le Monde mettant en avant le contexte international et les tensions entre Washington et Pékin. Certes, les données ne sont pas conformes à une récession peut-on lire dans le quotidien du soir, mais il faut bien s’attendre à un ralentissement mondial.

2019 sera une année compliqué, notamment pour la France.

En plus des incertitudes sur les marchés, le mouvement des gilets jaunes est passé par là. Les Echos titrent ainsi : « Gilets jaunes : un choc majeur pour l’économie ». Dans les colonnes du quotidien, un dossier en forme de bilan du mouvement. Pour Les Echos qui citent la banque de France, le mouvement a couté 0,2 % du PIB, c’est autant que les grandes grèves de 1995. Parmi, les secteurs les plus impactés : la restauration et le tourisme. Le quotidien table sur des répercussions à long terme notamment pour le secteur du luxe. La clientèle chinoise notamment pourrait ainsi éviter Paris à l’avenir et lui préférer d’autres destinations.

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