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Revue de presse Afrique

A la Une: un rebondissement en République démocratique du Congo

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La Ceni a annoncé jeudi le report d'une semaine des élections en RDC.
La Ceni a annoncé jeudi le report d'une semaine des élections en RDC. Caroline Thirion / AFP
9 mn

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Un énième rebondissement. Celui qui s’est joué hier en République Démocratique du Congo avec l’annonce d’un nouveau report, partiel, des élections: au Nord Kivu : dans les villes de Beni et Butembo mais aussi dans le territoire de Yumbi dans la province du Maï Ndombé. La commission électorale invoque des raisons sécuritaires mais aussi sanitaires.

Le Nouvel Observateur s’interroge : comment la CENI peut-elle évoquer ces arguments alors que « la même CENI a réalisé sans problème l’enrôlement des électeurs dans cette partie du pays », peut-on lire ce matin. Pour le quotidien, la CENI est bel est bien je cite « discréditée après ce report ».

« La CENI vient de prouver, une fois de plus, qu’elle est et reste inféodée à la majorité au pouvoir qui lui dicte la marche à suivre » estime de son côté Le potentiel.

Le report des élections qui fait figure d’exclusion de fait pour plus d’1 million 200 000 électeurs fait valoir de son côté Actualité CD. Et rappelle qu’hormis le président de la République, ces électeurs devaient également se choisir leurs députés nationaux et provinciaux.

La presse qui relève que c’est l’opposition qui devrait pâtir de ce report. La partie Est du pays est « identifiée comme actuel bastion politique de l’opposition », souligne le site Objectif-infos qui ajoute que c’est dans l’est que « l’échec du régime Kabila est le plus palpable ». « L’opposition amputée de son segment gagnant beni-Butembo » peut-on lire dans Le Potentiel, pour qui : « La RDC se dirige tout droit vers « un chaos électoral » ».

S’achemine-t-on vers un nouveau printemps arabe en Tunisie ?

C’est la question posée par le journal Burkinabé Le Pays après l’immolation d’un journaliste qui voulait ainsi dénoncer les inégalités en Tunisie. Depuis son décès, lundi soir, des heurts opposent la police à des manifestants dans la ville de Kasserine, située dans l’une des régions les plus pauvres de Tunisie.

Pour Le quotidien, l’immolation est devenu « le principal mode de revendication ». « Des morts violentes » peut-on lire, qui « traduisent le profond désarroi et le désespoir d’une jeunesse tunisienne affamée et martyrisée ». « De toute évidence, la Révolution du Jasmin n’a pas répondu aux attentes de la population tunisienne », souligne le Pays.

« Du jasmin au Désespoir » à la une ce matin d’Aujourd’hui au Faso. Dans son édito le journal estime que huit ans après cette révolution et je cite « l’attelage bicéphale Ennadha - Nidaa Tounès qui cornaque la Tunisie », « les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs » . Le journal s’interroge : qu’est-ce qui peut bien pousser un jeune journaliste en quête désespéré de boulot à s’immoler par le feu ?

La précarité et l’absence d’avenir sont tour à tour pointées du doigt. La presse Tunisie se fait ainsi l’écho « d’une profession sous le choc ». A lire, l’interview de la secrétaire générale du SNJT, syndicat national des journalistes tunisiens qui évoque des « institutions de presse privées qui font fi des textes de loi » et « ne respectent pas les contrats de travail ». Le syndicat a appelé à une grève nationale de la « dignité » le 14 janvier prochain.

La presse revient à nouveau ce matin sur les manifestations au Soudan

Le mouvement de protestation dure depuis plus d'une semaine maintenant. « Révolte du pain : les contours flous d’un soudan à Vif », l’article est à retrouver sur le site de l’hebdomadaire marocain Telquel. Qui souligne qu’il s’agit « d’un réveil quasi inédit contre le pouvoir d’Omar el Bechir » . Telquel revient sur les raisons économiques et les racines politiques de cette contestation en tentant notamment, un parallèle avec le mouvement des gilets jaunes en France et les manifestations pour les baisses d’impôts qui ont eu lieu ces derniers jours au Liban.

Aujourd’hui Au faso lui s’interroge : « les émeutiers du pain sont-ils plus dangereux que la CPI » ? Le journal rappelle que le président est toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt lancé par la cour pénale internationale. Mandat d’arrêt qui n’a jamais empêché le président soudanais d’aller et venir comme bon lui semblait. Et le quotidien de souligner que la menace des manifestations semble bien plus sérieuse. Et qu’en cas de départ du pouvoir, la CPI pourrait peut-être, finalement, obtenir sa revanche.

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