Revue de presse française

A la Une: les gilets jaunes retournent dans la rue aujourd’hui

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Des gilets jaunes sur les Champs-Elysée le 31 décembre 2018.
Des gilets jaunes sur les Champs-Elysée le 31 décembre 2018. reuters

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C’est l’acte VIII du mouvement. La première mobilisation de l’année 2019.

« Malgré une baisse » de cette mobilisation et « un soutien moindre de l’opinion publique, différents groupes de gilets prévoient de manifester » aujourd’hui, nous dit Libération.

« Le mouvement (…) est en perte de vitesse », selon le journal, qui explique que « les violences dont les images ont tourné en boucle fin novembre et début décembre, puis finalement la réponse pécuniaire de Macron le 10 décembre ainsi qu’une forme de lassitude » ne sont pas pour rien dans cette baisse de la mobilisation.

Lassitude également évoquée par Le Courrier picard. Beaucoup de Français « sont las, notamment des propos haineux, menaces et insultes, des casseurs, des ralentissements et autres incidents ».

« Y aura-t-il encore du jaune aujourd’hui à Paris et sur les ronds-points de France et de Navarre ? » s’interroge Le Parisien. Pour La Voix du Nord, le nombre de gilets jaunes mobilisés aujourd’hui dira si « le mouvement (…) est en voie d’extinction ou pas ».

A la veille de cette journée de mobilisation, le gouvernement faisait sa rentrée hier

Fini les vacances pour les ministres ! L’exécutif se réunissait hier à l’Elysée. Un Conseil des ministres censé donné le ton de ce début d’année. Et ce sera le « volontarisme », résume Le Parisien.

A en croire un proche d’Emmanuel Macron cité par le journal, le président est « archi-déterminé », et « penserait déjà à un deuxième mandat ». Ce qui peut sembler quelque peu précipité, voire décalé au vue de la situation actuelle.

Un autre membre de l’entourage du président l’assure, il est « décidé à ne pas faire le dos rond jusqu’aux européennes ». « On va bouger fort, on va faire des réformes, des annonces importantes », martèle-t-il.

Des réformes sur le fond, donc, mais aussi sur la forme à en croire Le Figaro. Lors de ce Conseil des ministres, Emmanuel Macron aurait enjoint ses troupes à « une remise à plat des méthodes de travail ». « Il faut qu’on soit plus direct, et moins classique. Bref, que l’on ressemble moins à nos prédécesseurs », aurait-il asséné, toujours d’après Le Figaro.

Fermeté et unité étaient donc les maîtres-mots à l’issue de ce Conseil des ministres. Mais en coulisse, il semblerait que cela un peu plus compliqué. Il y aurait des dissensions au sein du gouvernement, en particulier sur la réponse apportée aux gilets jaunes, souligne Le Monde

Exemple avec Mounir Mahjoubi. Dans une tribune publiée cette semaine, le secrétaire d’Etat chargé du Numérique (et soutien historique d’Emmanuel Macron) « invite la majorité à davantage prendre en compte les revendications des gilets jaunes, et surtout à ne pas les mépriser ».

Il ajoute : « Ce que pointent les gilets jaunes, c’est l’impérieuse nécessité d’une plus grande justice sociale et fiscale, ainsi que le besoin irrépressible de participer plus activement au fonctionnement de notre démocratie ».

Une critique à peine voilée à l’action de l’exécutif. Pour l’entourage d’Emmanuel Macron, cette initiative viendrait « brouiller » le message du gouvernement.

La réaction de l’Elysée à lire dans Le Monde : « Le président de la République ne s’associe pas à cette tribune. Nous expliquons depuis le début que ce mouvement (celui des gilets jaunes) est significatif et d’ampleur. Mais de là à dire que les meneurs sont légitimes, il y a un pas qu’on en franchit pas. »

Reste que Mounir Mahjoubi n’est pas le seul à défendre cette position d’ouverture. La secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique Brune Poirson « a elle aussi qualifié ce mouvement d’historique, et regretté que l’exécutif ait voulu aller trop vite, sans échanger assez ».

Pour Le Monde, la réponse aux gilets jaunes représente désormais « la ligne de faille de la Macronie ».

Tout autre sujet : l’Inde qui se déchire sur l’accès des femmes à un temple hindou

C’est à lire dans Le Figaro. Cela se passe dans l’Etat du Kerala, dans le sud-ouest de l’Inde. Depuis deux jours, de violentes manifestations ont lieu. Une personne est morte et une quinzaine ont été blessées. Au total, la police a procédé à plus de 1 300 interpellations. Et les rassemblements ont été interdits dans deux villes.

La raison de ces violences ?

Le 2 janvier dernier, deux femmes sont entrées « en catimini dans le temple hindou de Sabarimala ». Un temple « dont l’accès était réservé aux hommes jusqu’à l’automne dernier ».

Là est la controverse. Le 28 septembre 2018, la Cour suprême indienne juge que « l’interdiction faite aux femmes de venir prier viole la liberté religieuse et le principe de l’égalité des sexes ».

Elle décide donc d’abolir une loi datant de 1965, qui « bannit les femmes âgées de 10 à 50 ans au motif que leur présence déplairait à la divinité du temple, le dieu Ayyappa, qui a fait vœu de chasteté ».

Inacceptable pour les fondamentalistes hindous du BJP, le parti du Premier ministre Narendra Modi. Le BJP s’est donc placé en pointe de la contestation, et a dénoncé « l’athéisme » du gouvernement du Kerala, « tenu par le parti communiste indien marxiste ».

Aujourd’hui, malgré la décision de la Cour, « la police ne s’est pas résolue à faire appliquer la loi ». « Devant le temple, pèlerins et membres du clergé continuent de bloquer les entrées aux femmes ». Illustration, pour Le Figaro, de « la faiblesse de l’Etat de droit en Inde ».

Le journal La Croix consacre un dossier aux éclipses

« Depuis la nuit des temps, nous dit le quotidien catholique, les éclipses n’ont cessé d’interpeller les hommes ».« Elles les ont même terrorisés. »

Les différentes civilisations ont ainsi tenté de les expliquer « par l’intervention d’une divinité, d’un démon ou d’un génie malin ». « Pour les Chinois, un dragon dévorait le Soleil ». C’était une grenouille géante pour le peuple Shan en Asie, ou un serpent pour les Egyptiens.

Aujourd’hui, ce phénomène est bien connu scientifiquement. « Au fil des siècles, il a même permis aux astrophysiciens d’observer et de découvrir des phénomènes inconnus ».

Comme en 1919, où l'éclipse totale solaire du 29 mai permet au physicien britannique Arthur Eddington de mesurer la position d'étoiles situées près du Soleil.

Ce dossier revient également sur les éclipses marquantes de l'Histoire. Et nous donne le calendrier des éclipses visibles cette année. Demain par exemple, une éclipse partielle de Soleil sera observable en Chine, en Sibérie, au Japon et dans le nord du Pacifique. Le 21 janvier prochain, une éclipse de lune, totale cette fois, aura lieu.

« Mystérieuses éclipses, quand un astre en cache un autre », c'est donc à lire dans La Croix de ce week-end.

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