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Chronique des matières premières

Newmont avale Goldcorp et devient le nouveau numéro un mondial de l’or

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Un technicien dans une mine de Newmont à Carlin dans le Nevada, aux États-Unis.
Un technicien dans une mine de Newmont à Carlin dans le Nevada, aux États-Unis. ©REUTERS/Rick Wilking

Le groupe minier américain Newmont a annoncé un accord définitif sur l'acquisition de son concurrent Goldcorp, donnant naissance au nouveau numéro un mondial de l'or.

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Dans le monde du métal jaune, c'est à qui organisera la plus grosse fusion, à qui prendra le rang de premier producteur mondial. Il y a trois mois, le Canadien Barrick et l'Anglo-Sud-Africain Rangold fusionnaient pour un montant de pour 6 milliards de dollars. Cette fois-ci, c'est du très gros. L'américain Newmont avale le Canadien Goldcorp pour dix milliards de dollars et la transaction se fera en actions. Pour chaque action de Goldcorp, Newmont offre 32,80% de l'un de ses titres. Mais ce qui compte dans cette affaire, c'est la raison de ces fusions.

Celles-ci, explique Didier Julienne, stratège des ressources naturelles, ont deux moteurs : financier et social. Elles témoignent d'une nouvelle vague de consolidation dans le secteur minier de l'or. L'épuisement des gisements aurifères dans le monde et la hausse des coûts d'extraction poussent les grands groupes miniers à faire des économies. Alors que les cours de l'or ne cessent de monter, les prix des actions des groupes miniers sont encore bas. En achetant leurs concurrents, les entreprises font de bonnes affaires.

Et le moteur social ? Le nouveau numéro un mondial assure qu'il maintiendra les effectifs. Pour les trois quarts, ils resteront en Amérique du Nord et en Amérique du Sud avec, par exemple, la mine géante de Yanacocha au Pérou. 15% des équipes seront basés en Australie, et les 10% restants au Ghana. Alors qu'après sa fusion avec Randgold, Barrick a décidé de maintenir les équipes africaines de son ancien concurrent, en RDC par exemple.

Mais ouvrir de nouvelles mines d'or sera de plus en plus compliqué à l'avenir pour des raisons sociales et écologiques, comme l'attestent par exemple les contestations autour de l'ouverture d'une mine d'or en Guyane. Les autorités rechignent à accorder de nouvelles licences si elles supposent des déplacements de populations à grande échelle. Les groupes se disent alors, qu'il vaut mieux exploiter des mines existantes sur lesquels ils n'ont plus de problèmes sociaux à venir, que de chercher de nouveaux projets. Entre les intérêts sociaux et environnementaux d'une part et la rentabilité industrielle de l'autre, le balancier semble se stabiliser à mi-chemin.

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