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Le coq chante

Les enjeux de la valorisation de l’artisanat à Madagascar (Rediffusion)

Audio 19:30
Coupure du ruban de la Journée spéciale Madagascar, pays invité d’honneur au 15ème SIAO.
Coupure du ruban de la Journée spéciale Madagascar, pays invité d’honneur au 15ème SIAO. © RFI/Sayouba Traoré
Par : Sayouba Traoré
23 mn

L’artisanat malgache bénéficie d’un savoir-faire exceptionnel des artisans, et d’une grande diversité de matières premières naturelles originales. Dans toute la Grande IIe, le travail du bois, le tissage, la broderie, la vannerie, la confection de bijoux... montrent la belle diversité de l'artisanat malgache. Le secteur artisanal de Madagascar se subdivise en douze filières comprenant 114 métiers et touche ainsi à tous les aspects de la vie des Malgaches et à leur économie.

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Le travail du bois, le tissage et la broderie, la vannerie, la bijouterie, le papier Antemoro, l’artisanat de récupération, le secteur artisanal agro-alimentaire et alimentaire : vanille, tressage de la vanille ; le secteur artisanal culture et loisirs : fabrication d'instruments de musique, de jouets, de maquettes de pirogues, plus de 2 millions de Malgaches vivent de l’artisanat. Avec plus de 250.000 artisans professionnels, ce secteur assure 14 à 17% du PIB. Et dans le milieu rural, 40% des paysans malgaches sont tous des artisans.

Nous venons de voir que l’artisanat est important pour l’économie malgache. Toutefois, le domaine de l’artisanat malgache est toujours confronté à des problèmes de taille dont la plupart demeurent difficiles à résoudre. Une grande majorité des artisans sont regroupés dans le secteur informel. Beaucoup n’appartiennent à aucune structure. Ce qui rend difficile leur encadrement. Et à cela, s’ajoute la difficulté d’accès au crédit et au financement. Seuls 2 artisans sur 10 y ont accès aux sources de financement. Il se trouve que l’Etat à lui tout seul ne peut prendre en charge tous ces producteurs, qui sont en quête de valorisation de leur travail. L’affaire n’est pas simple, parce qu’il faut créer des passerelles entre artisans et les nouvelles exigences du marché. Tout cela suppose des mutations des procédés et processus, ainsi que des efforts de normalisation, de standardisation et de qualité des produits.

(Rediffusion du 2 décembre 2018).

Invités :
- Éléonore Johasy, ministre de la Culture, de la Promotion de l’Artisanat et de la Sauvegarde du patrimoine de la République de Madagascar
- Clairmond Lala Ranaivojaona, directeur général du Centre National de l’Artisanat Malgache
- Ralahs Lydia Fabienne, directrice de la Professionnalisation de l’Artisanat malgache
- Jeanine Rasoavavy, artisane à Tamatave, la région sud-est de Madagascar.

En images

Production : Sayouba Traoré
Réalisation : Ewa Piedel

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