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Accents d'Europe

Religieuses agressées, le scandale caché de l’église

Audio 19:30
Aujourd’hui professeur d’anglais, l’ancienne carmélite Claire Maximova a voulu témoigner à visage découvert pour aider d’autres religieuses à libérer leur parole.
Aujourd’hui professeur d’anglais, l’ancienne carmélite Claire Maximova a voulu témoigner à visage découvert pour aider d’autres religieuses à libérer leur parole. © RFI/Catherine Rolland
Par : Catherine Rolland

C’est l’autre scandale de l’Eglise, celui de religieuses, de novices abusées ou violées.Il a fallu des années aux jeunes victimes de prêtres pour libérer la parole, avec cet aboutissement ce jeudi 21 février 2019 : le sommet au Vatican sur la lutte et la prévention des abus sexuels sur mineurs.C’est encore loin d’être le cas dans les ordres religieux féminins. Claire Maximova, elle, a choisi de parler. D’origine ukrainienne, elle découvre le catholicisme à l’âge de 15 ans dans son pays natal et se décide pour l’un des ordres les plus stricts : le Carmel. Elle rentre à l’âge de 24 ans dans un couvent dans le sud de la France. Elle y fait la connaissance d’un prêtre, d’un frère spirituel. Dans son témoignage, « la Tyrannie du silence », elle raconte comment une relation de confiance évolue vers une emprise mentale et physique... jusqu’au viol. Avec Catherine Rolland.

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Editions Cherche midi

Le livre de Claire Maximova : La Tyrannie du silence, j’étais carmélite et un prêtre m’a violée, aux éditions Futuropolis.

Le sommet pour lutter contre la honte de l’Eglise
Après une série de scandales, la parole libérée de milliers de victimes, et enfin les déclarations du pape François en 2018, le Vatican organise enfin un sommet pour lutter contre les abus sexuels. Présidents des conférences épiscopales, responsables des ordres religieux, victimes… tous sont présents à Rome pour 3 jours. Depuis quelques années, d’ailleurs, une formation unique en son genre de «sauvegarde des mineurs» est dispensée dans une université jésuite de Rome. Eric Sénanque.

Le sommet du Vatican contre les abus sexuels qui s’est ouvert ce jeudi 21 février 2019.
Le sommet du Vatican contre les abus sexuels qui s’est ouvert ce jeudi 21 février 2019. © Vatican Media/Handout via REUTERS

A l’exception des jésuites, l’épiscopat espagnol traîne à entamer les démarches pour exhumer des affaires de pédophilie. Le 18 décembre 2019, le pape François a fermement demandé à la Conférence épiscopale espagnole de reconnaître les abus. Mais, dans ce pays très catholique, l’Eglise préfère le silence. François Musseau.

Dans la très catholique Pologne, les langues se délient enfin. Depuis la publication, en octobre 2018, d’une carte interactive sur la pédophilie dans l’Eglise catholique, de plus en plus de cas d’abus sexuels remontent à la surface, notamment celui d’un homme très apprécié, compagnon de route de Solidarnosc. La statue du père Henryk Jankowski a été déboulonnée, la nuit dernière, à Gdansk. Thomas Giraudeau.

 

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