Fréquence Asie

La Chine traque les Ouïghours jusqu'en France

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Gulbahar Haitiwaji (à gauche) et Kerim Haitiwaji (à droite) lors du mariage de leur fille Gulhumar. Gulbahar Haitiwaji a disparu lors d’un voyage au Xinjiang en novembre 2016.
Gulbahar Haitiwaji (à gauche) et Kerim Haitiwaji (à droite) lors du mariage de leur fille Gulhumar. Gulbahar Haitiwaji a disparu lors d’un voyage au Xinjiang en novembre 2016. Avec l'aimable autorisation de Gulhumar Haitiwaji

Ce lundi 25 février s’ouvre à Genève la session annuelle du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. À cette occasion, plusieurs ONG (Amnesty international et Human Rights Watch) réclament la création d’une commission d’enquête pour le Xinjiang : dans cette région du Far West chinois, environ un million de Ouïghours de la minorité turcophone et musulmane, donc un habitant sur 10, seraient détenus dans des camps fermés de manière arbitraire, selon l’ONU. Mais cette répression va bien au-delà des frontières. De nombreux Ouïghours, exilés en France, vivent dans l’angoisse, sans la moindre preuve de vie de leurs proches et souvent intimidés, voire menacés par les autorités chinoises.