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Chronique des matières premières

Le lent rééquilibrage du commerce extérieur français de la volaille

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l'intérêt majeur de cette réouverture du marché de la volaille vers la Chine, c'est l'appétit des Chinois pour les pattes et les ailes de poulet, ils aiment croquer les cartilages, des morceaux que les Français ne mangent pas.
l'intérêt majeur de cette réouverture du marché de la volaille vers la Chine, c'est l'appétit des Chinois pour les pattes et les ailes de poulet, ils aiment croquer les cartilages, des morceaux que les Français ne mangent pas. Scott Olson/Getty Images/AFP

La Chine vient de rouvrir son marché à la volaille française. C'est une source de satisfaction pour la filière avicole, mais elle se concentre surtout sur la reconquête du marché français.

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La réouverture de la Chine à la volaille française était attendue depuis quelques mois. La visite de Xi Jinping en France marque la fin d'un embargo imposé par Pékin depuis 2015, après l'épidémie de grippe aviaire dans l'Hexagone.
Sept entreprises françaises d'abattage de volaille vont retrouver un accès direct au marché chinois, lorsqu'elles auront reçu individuellement leur levée de suspension.

« Croquer les cartilages »

L'intérêt est double, confie le président de la Fédération des industries avicoles, pour les abattoirs de volaille, et pour les entreprises qui vendent de la génétique, à savoir des oeufs qui donneront des poussins reproducteurs à la Chine. Mais l'intérêt majeur, c'est l'appétit des Chinois pour les pattes et les ailes de poulet, ils aiment croquer les cartilages, des morceaux que les Français ne mangent pas. Pendant l'embargo, une partie de ces morceaux continuaient à être exportés vers d'autres pays d'Asie et rentraient in fine en Chine mais évidemment à prix bien moindre.

Moins d'1 % des importations chinoises

La reprise des exportations ne devrait malgré tout pas rapporter plus de quelques dizaines de millions d'euros - la France exportait en 2015 moins de 4 000 tonnes de volaille vers la Chine, moins d'1 % des importations chinoises, qui viennent en grande partie du Brésil. Mais cela devrait tout de même contribuer à rééquilibrer l'économie de la filière française.

France importatrice nette

Le solde de la balance commerciale de la volaille en France est déficitaire depuis 2016. La France est pourtant le deuxième producteur européen derrière la Pologne. Mais elle n'exporte plus autant de volaille vers le Moyen-Orient depuis la fin des aides européennes, les restitutions. Parallèlement, la France importe un tiers de sa consommation. Des Pays-Bas, de Belgique, de Pologne, du Brésil et de Thaïlande. Mais aussi de Chine depuis peu. Pékin a obtenu un quota détaxé de 20 000 tonnes vers l'Europe auprès de l'Organisation mondiale du Commerce.

Reconquête du marché intérieur

Pour rééquilibrer les choses, la filière avicole parie moins sur la hausse des exportations vers la Chine que sur la reconquête du marché français. D'abord par une montée en gamme - une volaille sur quatre a désormais un label de qualité. Elle demande aussi l'étiquetage de l'origine des volailles, non seulement en magasin, mais sur les lieux de restauration hors domicile.

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