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Rendez-vous culture

Paris-Londres, trente ans de musique influencée par les migrations

Audio 08:44
Bob Marley, en concert au Crystal Palace Bowl, à Londres, en 1980.
Bob Marley, en concert au Crystal Palace Bowl, à Londres, en 1980. (Photo by Peter Still/Redferns)
Par : Carmen Lunsmann
11 mn

C'est l'histoire de deux capitales européennes où musique et migrations vont de pair avec mobilisation politique et lutte sociale. « Paris-Londres : Music Migrations » - le nom est tou un programme dans cette vaste rétrospective très sonore née à l'initiative du Musée national de l'histoire de l'Immigration à Paris. Il a réuni quelques 600 documents et œuvres d'art pour montrer comment les immigrés ont transformé le paysage musical des deux anciennes capitales coloniales en moins de 30 ans - de 1962 à 1989 - pour en faire des villes cosmopolites, ouvertes sur le monde. Une exposition engagée et immersive à explorer jusqu’au 5 janvier 2020.

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Du reggae au rap en passant par le rock, la musique a été en première ligne du combat pour l'intégration des migrants des deux côtés de la Manche. C'est ce que raconte l'exposition Paris-Londres : Music Migrations qui commence en 1962 : avec l'indépendance de l'Algérie et de la Jamaïque. 

Des musiciens caribéens font se déhancher la foule dans des clubs de Soho à Londres, tandis qu'à Paris, les artistes magrébins font fureur dans des salons de coiffure et des cafés à Barbès. Mais le ton et les sons vont s'endurcir avec la crise en Europe dans les années 70. C'est l'heure de la révolte, mais aussi de la solidarité. Des groupes britanniques comme The Clash déclarent la guerre au racisme à travers des concerts du mouvement «Rock against racism».

En France, les artistes dénoncent les violences policières au nom de «Rock against Police» dès les années 80.  

C'est un portrait dense et engagé que livre le Musée de l'histoire de l'Immigration avec une exposition qui n'a rien perdu de son actualité, confirment les commissaires Stéphane Malfettes et Angéline Escafré-Dublet : « Quand on a commencé à réfléchir sur cette exposition, le terme de Brexit n'existait même pas. On veut montrer qu’il y a beaucoup de choses qui rejoignent Paris et Londres et qu’on est plus proche qu'on ne le croit, c’est peut-être un pied de nez à ce Brexit ».

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