Accéder au contenu principal
Nouvelles technologies

Sur la piste du premier synthétiseur de pensées

Audio 02:07
Getty/Jim Wehtje

La plupart des recherches dans les laboratoires de neurosciences se concentrent sur le développement de systèmes informatiques permettant d’interfacer des cerveaux humains avec des ordinateurs. Mais l’objectif ultime des chercheurs est de mettre au point l’appareil universel qui serait capable d’interpréter toutes nos pensées mêmes les plus intimes.La plupart des recherches dans les laboratoires de neurosciences se concentrent sur le développement de systèmes informatiques permettant d’interfacer des cerveaux humains avec des ordinateurs. Mais l’objectif ultime des chercheurs est de mettre au point l’appareil universel qui serait capable d’interpréter toutes nos pensées mêmes les plus intimes.

Publicité

Récemment, des chercheurs américains avaient mis au point un programme d’intelligence artificielle permettant de « lire » et de vocaliser nos pensées en temps réel. Avec un taux de réussite de 75%, les informations traitées par les cortex auditifs des cobayes humains, et analysées par un algorithme, étaient en direct vocalisées à l’aide d’un synthétiseur.

L’équipe américaine de l'université de Californie, à San Francisco, qui est à l’origine de cette expérience, a présenté l’état d’avancement de ses recherches dans la prestigieuse revue Nature. Rappelons que la plupart des dispositifs capables d’interpréter nos « pensées », se composent d’un programme informatique sophistiqué analysant les données délivrées par une interface « cerveau-machine ».

Expériences sur des hommes

Certains de ces systèmes qui sont non-invasifs, c’est-à-dire sans implants chirurgicaux, utilisent, par exemple, des casques électroencéphalographes, également dénommés EEG. D’autres dispositifs, plus intrusifs, nécessitent une intervention au bloc opératoire pour implanter au cœur de notre matière grise, des électrodes afin de recueillir les signaux électrochimiques que génèrent nos caboches. Les neuroscientifiques américains avaient plutôt choisi la voie du bistouri pour mener à bien leur expérience.

Profitant des interventions pratiquées sur cinq patients atteints d’épilepsie, ils avaient implanté dans leur cerveau des électrodes, afin d’identifier les influx nerveux responsables de l'articulation des mots. Les fichiers audio délivrés par la machine, des phrases que prononçaient mentalement les opérés, ont donc été rendus publics.

L'enthousiasme des chercheurs

Ces voix de synthèse sont parfois assez fidèles aux textes prononcés silencieusement par les cobayes, consentants, convient-il de préciser. « Les signaux cérébraux liés aux mouvements de la parole sont en partie communs à tous les individus », s’enthousiasment aujourd’hui les scientifiques. Ils espèrent maintenant développer de nouvelles interfaces neuronales moins intrusives pour généraliser le procédé auprès de personnes, qui, suite à un accident vasculaire cérébral, sont incapables de communiquer avec leur entourage.

Cette avancée majeure dans l’interprétation des signaux neurologiques permet, par ailleurs, d’envisager la conception à plus ou moins long terme de machines dotées du sens de la « télépathie ». Des technologiques qui existent pour l’instant à l’état embryonnaire, mais dont nous devrions peut-être déjà nous méfier ou alors renoncer plus tard à ce qui nous restera de vie privée, quand nos pensées les plus intimes n’auront plus de secret.

Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.