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Chronique des matières premières

Rapport Cyclope 2019: la géopolitique domine les marchés de matières premières

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Le 33e rapport Cyclope 2019 est sous-titré «Les illusions perdues», emprunté cette année à Honoré de Balzac.
Le 33e rapport Cyclope 2019 est sous-titré «Les illusions perdues», emprunté cette année à Honoré de Balzac. ©Cyclope

L'annuaire Cyclope 2019, l'ouvrage francophone de référence sur les matières premières, vient de paraître. Ce 33e rapport souligne le poids des tensions géopolitiques et commerciales sur ces marchés.

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« Les illusions perdues », c'est le titre du nouveau rapport Cyclope, emprunté cette année à Honoré de Balzac. L'ouvrage pointe « la fin de la mondialisation heureuse », avec le retour des tensions géopolitiques et commerciales qui contrarient la liberté de circulation des hommes et des marchandises. Des tensions apparues l'an dernier, lors de la parution du 32e rapport. Mais qui ne se sont pas calmées, bien au contraire.

Du pétrole au soja

Elles atteignent un paroxysme, selon le co-directeur de la publication, Philippe Chalmin. « Rarement la publication de Cyclope sera intervenue en un moment où les matières premières et les commodités se retrouvent, du fait des tensions  géopolitiques et commerciales mondiales, au premier plan. C'est vrai que l'aggravation de la situation en Iran et dans le Golfe, l'aggravation du conflit États-Unis-Chine remettent encore une fois les matières premières au premier plan. Que ce soit le pétrole, que ce soit le soja, que ce soit la viande de porc, que ce soit les minerais et métaux, etc., nous nous retrouvons avec, un petit peu comme à l'habitude mais c'est encore plus marqué me semble-t-il, avec des marchés mondiaux qui sont la partie émergée de cet iceberg de toutes les tensions géopolitiques et commerciales de la planète. »

Prix des métaux déconnectés de l'offre et de la demande

Philippe Chalmin, pour qui l'exemple du pétrole est très éclairant. Avec d'un côté des tensions haussières liées à l'Iran et au détroit d'Ormuz, de l'autre des tensions baissières liées aux conflits commerciaux, ce qui explique que les cours du brut fassent du yo-yo. Pour le soja, les tensions sont baissières avec la diminution des achats de la Chine aux États-Unis, accentuée par la peste porcine, qui décime les élevages chinois.

Côté métaux, alors que l'offre est en équilibre voire en déficit par rapport à la demande, ce qui devrait normalement doper les cours, « les prix, souligne Philippe Chalmin, sont scotchés à la baisse ». Mais les métaux sont aussi les matières premières les plus sensibles à la conjoncture mondiale...

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