La une de la presse cette semaine à Kinshasa

À la Une: le rapatriement du corps d'Étienne Tshisekedi

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Le cercueil d'Étienne Tshisekedi à son arrivée à l'aéroport de Kinshasa le 30 mai 2019.
Le cercueil d'Étienne Tshisekedi à son arrivée à l'aéroport de Kinshasa le 30 mai 2019. REUTERS/Kenny Katombe

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Un seul événement à la Une des journaux cette semaine : Le rapatriement de la dépouille mortelle d’Étienne Tshisekedi, ancien premier ministre et fondateur de l’UDPS, décédé à Bruxelles le 1er février 2017.

« Adieu Ya Tshitshi ». C’est le titre à la Une du quotidien Le Potentiel, lequel a publié un portrait d’Étienne Tshisekedi, avec cette autre mention : « 14 décembre 1932-1er février 2017 ». Le journal qui a dédié toute une édition à l’ancien premier ministre et fondateur de l’UDPS, « Étienne Tshisekedi était un leader charismatique et démocratique », qui « a éventré l’État prédateur et défaillant » et il « reste une figure politique emblématique ».

Pour le journal Le Phare, « Tout Kinshasa était dans la rue » jeudi à l’arrivée de la dépouille mortelle d’Étienne Tshisekedi. Le quotidien rapporte quelques témoignages sur la vie du Sphinx de Limete : « Un homme hors du commun », « Combattant dès l’enfance », « Le plus grand combattant de la démocratie », « Personne parmi nous n’a souffert autant qu’Étienne Tshisekedi ». Et Le Phare de conclure : « Étienne Tshisekedi… l’immortel ! ».

Sous le titre « Le dernier voyage du Sphinx », le bihebdomadaire Le Maximum, de son côté, note : « Deux ans et quatre mois après son décès, celui qui fut surnommé le sphinx de Limete a eu droit aux honneurs dus à son inlassable combat politique depuis 1982 et à sa qualité d’ancien premier ministre ». Et le journal de poursuivre : « On ne pouvait pas espérer mieux. D’autant plus, explique Le Maximum, qu’il s’en était fallu de peu pour qu’encore une fois, Étienne Tshisekedi wa Mulumba rate un rendez-vous avec l’histoire ». Pour le bihebdomadaire, « Même le dernier voyage vers la terre de ses ancêtres en RDCongo a été, autant que sa vie, émaillé d’incidents ».

Le Soft des Finances, édition internationale titre lui, « Le fils honore le père ». « Enfin. Définitivement, on ne perd rien à attendre. Le pays n’aura rien perdu à attendre », écrit ce journal qui constate « Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a attendu vingt-sept mois (deux ans et trois mois) avant de décider de la date des obsèques de son père ». Et de poursuivre : « Étienne Tshisekedi wa Mulumba aura finalement droit à des funérailles officielles dignes de sa légende qu’il fut et qu’il restera chez le Congolais et dans le monde ».

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